Changement climatique alors c’est quoi la cop 21?


Par publié le 29/11/2015 à 10h30


Du 30 novembre au 11 décembre, la France accueille et préside la 21e Conférence des parties de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques, dite COP 21. Cinq questions pour suivre son déroulement.

Pourquoi ce nom, COP 21 ?

En 1992, au Sommet de la Terre de Rio de Janeiro, l’ONU s’est dotée d’un cadre d’actions de lutte contre le réchauffement climatique. Cette Convention réunit aujourd’hui 195 pays, appelés «parties». Elle se réunit une fois par an depuis 1995. Cette Conférence des parties, qui se réunit cette année à Paris, est donc la 21e, d’où son nom, COP 21. Elle rassemble les représentants de tous les pays signataires. Des organisations non gouvernementales (ONG), des entreprises et des groupements de scientifiques sont aussi présents, mais au titre d’observateurs.

À quoi sert-elle ?

Les décisions prises lors de ces conférences doivent être adoptées uniquement à l’unanimité. Chaque session de la COP est fondamentale, car elle permet de dresser un bilan de l’année écoulée, mais aussi de renouveler ou d’ajuster de précédents engagements. Cette année, le contexte semble favorable à la conclusion d’un accord, surtout depuis les nouveaux engagements des deux premiers pays émetteurs de gaz à effet de serre que sont la Chine et les États-Unis.

Quels en sont les enjeux ?

Cette 21e COP est une échéance importante dans le processus des négociations. Elle doit aboutir à un accord «ambitieux et juridiquement contraignant» (selon les mots du président de la République François Hollande) qui sera mis en place à partir de 2020. «Ambitieux», parce qu’ il s’agit de limiter le changement climatique à + 1,5 à 2 °C maximum en 2100 et «contraignant» pour que les objectifs que chaque pays se fixe soient respectés et permettent réellement de diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Cette Conférence doit vraiment permettre d’accélérer l’action, mais aussi de faire entrer davantage les différents pays dans une logique de très long terme.

Pourquoi a-t-elle été qualifiée de «sommet de la dernière chance» ?

Tout simplement parce que le Protocole de Kyoto (Japon) , le dernier grand accord international sur le climat, signé en 1997, n’a pas vraiment porté ses fruits, notamment parce que le parlement des États-Unis ne l’a jamais ratifié.

Pourquoi avoir fixé comme objectif une hausse moyenne des températures de 2°C ?

Les experts estiment que l’humanité pourrait s’adapter aux conséquences d’une augmentation moyenne de 2 °C (montée des eaux, tempêtes, inondations, sécheresse…). En revanche, ils pensent qu’au-delà de 4 °C, les catastrophes météorologiques liées au réchauffement climatique seraient colossales. Les dégâts, irréversibles, transformeraient radicalement la vie sur Terre.

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