Mohamed Ali, sa vie est un combat


Par publié le 25/10/2014 à 01h29


Soirée spéciale consacrée à la vie de Cassius Clay, devenu Mohamed Ali. Considéré comme le plus grand boxeur de tous les temps, il fut surnommé « The Greatest ». Une histoire mouvementée, sur et hors du ring.

Un film, Ali, avec un Will Smith métamorphosé et grandiose dans le rôle, puis un documentaire, When We Were Kings, sur le combat dit «du siècle» contre George Foreman sont au programme de la soirée de Paris Première consacrée à une légende vivante de la boxe : Cassius Clay/Mohamed Ali. Une longue histoire qui débute à Rome le 5 septembre 1960, lorsque ce jeune boxeur arrogant devient, à 18 ans, champion olympique des mi-lourds.

 

Quatre ans après, il récidive chez les professionnels en étant sacré champion du monde des poids lourds. Déjà, il imposait sa marque de fabrique : un phénoménal jeu de jambes, qui fit dire aux spécialistes qu’« il dansait sur le ring ». Considéré comme une icône, il fut à la fois adulé et vilipendé par les Américains pour avoir refusé, en 1966, de faire son service militaire par opposition à la guerre du Viêt-Nam et par croyances idéologiques.
LE MAL-AIMÉ RÉHABILITÉ

Arrêté et reconnu coupable de fraude, il n’est pas emprisonné, mais dépossédé de ses titres et privé de sa licence de boxe. De 1967 à 1971, il ne combattra plus. En 1974, il récupérera titres et honneurs après son légendaire combat contre George Foreman. Mais en 1984, le monde apprend que le champion est atteint de la maladie de Parkinson. Un autre combat commence. De plus en plus malade, il réussit pourtant, en 1985, à négocier la libération d’otages américains retenus au Liban.

 

En 1990, il rencontre Saddam Hussein à Bagdad, auprès duquel il plaide pour la paix ; et en 1996, c’est lui qui allume la flamme olympique aux jeux Olympiques d’Atlanta. C’est à cette occasion qu’on lui remet une médaille d’or, en remplacement de celle qu’il avait gagnée à Rome mais qu’il avait jetée dans l’Ohio parce qu’on refusait de le servir dans un restaurant à cause de la couleur de sa peau. En 2005, enfin, Mohamed Ali reçoit la médaille de la Paix, au nom des Nations unies, pour « son engagement en faveur du mouvement américain contre la ségrégation et de l’émancipation culturelle des Noirs à l’échelle mondiale ». Sa dernière apparition publique date du 28 juillet 2012, où, âgé de 70 ans et très affaibli par la maladie, il participe à la cérémonie d’ouverture des J.O. de Londres.

Ali – Jeudi 30 octobre – Paris Première – 20h40