Les Canons de Navarone : un classique du « film commando »


Par publié le 18/12/2014 à 04h41


En 1943. Un commando anglais est chargé de saboter deux gigantesques canons allemands qui empêchent l'évacuation de 2000 soldats britanniques bloqués dans une île grecque. Un travail idéal pour l'imperturbable Gregory Peck.

La Seconde Guerre mondiale a bien sûr offert nombre de sujets au cinéma, des plus dramatiques aux plus extravagants. Dans le lot, un sous-genre qui a fait ses preuves : l’histoire d’un petit commando britannico-américain chargé de détruire un atout essentiel de l’armée allemande (en général une arme gigantesque).

 

Dans les années 60

Deux films des années 60 illustrent particulièrement bien ce type de films : Quand les aigles attaquent (1968), avec Richard Burton et Clint Eastwood, et Canons de Navarone(1961), avec Gregory Peck, David Niven et Anthony Quinn, qu’Arte rediffuse ce dimanche pour notre plus grand bonheur. Ces deux films ont plus d’un point commun, et à vrai dire, c’est normal, car ils sont tirés de romans écrits par le même auteur, l’Écossais Alistair MacLean. Le premier dans le temps, Les Canons de Navarone, crée et synthétise finalement tous les éléments qui nous plaisent dans ce genre de récit, au point d’être devenus des clichés.

 

 

Dans Les Canons de Navarone

Dans Les Canons de Navarone, le chef du commando est plein de sang-froid et imperturbable (c’est tout Grégory Peck), il est entouré d’un adjoint cynique expert en explosifs (David Niven, impeccable), d’un cabochard rusé (Anthony Quinn, bien sûr), d’un autre cabochard un peu plus musclé, d’un brave qui va se sacrifier pour la survie de la mission, d’agents autochtones (ici, des Grecs, dont Irène Papas) et d’un traître (qui ?). Dans Monuments Men, la bande à Clooney utilise à peu près le même dosage. Dans Les Canons de Navarone, la sentinelle allemande tourne toujours la tête au bon moment quand un héros lance un caillou de l’autre côté. Mais ses chefs, cruels, qui ne jure que par la torture et les drogues (ici, la célèbre « scopolamine » censée obligé le prisonnier à dire la vérité), ne sont pas beaucoup plus malins, même s’ils font illusion jusqu’au moment de la confrontation dans un bureau, où immanquablement ils en font toujours trop et finissent, eux aussi, par tourner la tête au mauvais moment. Par ailleurs, ce grand classique, impeccablement rythmé, enchaîne les scènes d’action et les numéros d’acteur, ne laissant pas au spectateur le temps de souffler.