Le chef-d’œuvre de Pixar


Par publié le 20/10/2014 à 01h58


En 2008, les studios Pixar réussissent l’exploit de raconter une fabuleuse histoire avec très peu de dialogue et deux petits robots comme personnages principaux.

“Wall-E” brille aussi bien par sa réussite esthétique  – le début, où l’on découvre New York dévasté par la pollution et abandonné par les hommes, est un modèle du genre – que par son scénario atypique : on rit et on est ému par ces robots-héros qui se révèlent moins mécaniques et plus sensibles que les hommes… Dans cet univers désolé, les sons remplacent avantageusement les dialogues et l’errance de Wall-E/Sisyphe, condamné à nettoyer une cité fantôme pendant des siècles entiers, ressemble à du Jacques Tati.

 

Cerise sur le gâteau, dès l’âge de 6 ans, les petits peuvent comprendre le message écologique et humain transmis par les aventures de Wall-E et Eve, mais les adultes peuvent aussi y voir une vision assez noire et pessimistes de l’avenir, avec ces hommes obèses confinés dans leur fauteuil et bannis d’une planète qu’ils ont contribué à rendre invivable. Entre comédie sombre et science-fiction, ce film plein de délicatesse et de poésie est à classer dans la catégorie des pures merveilles de l’animation.