Spin-off : la fausse bonne idée


Par publié le 29/07/2014 à 12h24


Qui dit série dérivée, ne dit pas forcément succès assuré… Voici un petit inventaire non exhaustif de quelques accidents industriels retentissants.

À Hollywood, comme partout ailleurs sur cette planète, lorsque l’on tient un bon filon, on a tendance à vouloir l’exploiter jusqu’au bout, au risque de voir la source se tarir. Car à trop vouloir solliciter la poule aux oeufs d’or, elle finit souvent par pondre des coquilles vides. Véritable reine des audiences, que ce soit sur l’antenne de TF1 ou de l’autre côté de l’Atlantique, Esprits criminels avait donné naissance en 2011 à Criminal Minds : Suspect Behavior.

Bien que portée par le talentueux Forest Whitaker, cette série dérivée s’était achevée en eau de boudin après seulement une saison de 13 épisodes. Une longévité en tout point équivalente à celle de The Finder, comédie policière pourtant prometteuse au regard de son lien de parenté avec l’excellente Bones.

 
Dans les oubliettes du petit écran

 

Même constats d’échecs pour Ravenswood, éphémère spin-off de Pretty Little Liars, Un privé à Malibu (qui a réussi l’exploit d’être aussi mauvaise que sa devancière, la célèbre Alerte à Malibu), ou encore Joey, vaine tentative de prolonger le succès de Friends en se concentrant sur le personnage de Joey Tribbiani, campé par Matt LeBlanc. Véritable phénomène des années 2000, Prison Break avait donné naissance en 2011 à un héritier indigne baptisé Breakout Kings, qui tomba dans les oubliettes du petit écran après seulement deux saisons.

 

Malgré l’attente suscitée par l’ambition du projet, la nouvelle version de Dallas, série mythique des années 80, n’avait pu surfer bien longtemps sur la vague de nostalgie qui avait accompagné son arrivée à l’antenne en 2012. En France, TF1 avait carrément déprogrammé cette suite après seulement deux soirées, malgré la présence au casting des inoubliables Patrick Duffy et Larry Hagman.
Les français allergiques aux spin-off ?

 

Le public français serait-il particulièrement allergique aux spin-off ? On serait tenté de le croire au regard de l’accueil qu’il avait réservé à Private Practice, dérivée de Grey’s Anatomy, rapidement reléguée en deuxième partie de soirée par France 2, sa chaîne diffuseuse dans l’Hexagone. Quant à Londres, police judiciaire, dernière-née de la famille Law & Order, achetée par TF1, elle avait été diffusée au beau milieu de la nuit avant d’être refourguée en catimini à sa filiale TMC.

 

Devant la versatilité du public face à ces suites plus ou moins réussies, certains producteurs semblent désormais faire preuve de plus de prudence et n’hésitent plus à anticiper un échec annoncé, à l’instar de CBS, qui n’a pas souhaité donner suite à NCIS : Red, le spinoff de NCIS : Los Angeles. Un faux départ qui n’empêche cependant pas la chaîne de plancher à nouveau sur NCIS : New Orleans, un format inédit issu de sa célèbre franchise à tiroir