Laurent Kérusoré (Plus belle la vie) : « Mon personnage m’a donné envie d’adopter »


Par publié le 06/07/2015 à 11h13


Il aborde le tournage des épisodes de Plus belle la vie relatifs à la rentrée scolaire. L'occasion de faire un point sur une saison très riche et stimulante... à titre personnel.

– Thomas s’est imposé entre Mélanie et Barbara, les serveuses du Mistral sans cesse en train de se chamailler. Aurait-il trouvé un semblant d’autorité ?

Il a souvent le dernier mot, en fait, mais il s’y prend toujours de façon très naïve. Il est rarement dans l’agressivité, il refuse les affrontements. C’est quelqu’un de foncièrement heureux qui a beaucoup de chance dans la vie. En deux ans, tout lui a réussi, il voulait se marier, fonder une famille… Il sait à chaque fois rebondir… et tant mieux, vu tout ce qu’il a vécu depuis le début de la série ! Tout est possible avec ce feuilleton, rien n’est tabou : on l’a vu ces dernières semaines. Bienvenue dans Plus belle la vie !

-Thomas et son mari entretenaient des relations très tendues avec leur fils adoptif. Comment votre personnage gère-t-il tout ça ?

Il est dans la douceur avec son fils, alors que son mari est davantage dans l’affrontement. C’est la même chose avec Thérèse, sa fille. On est loin du conte de fées, mais il fallait que ça soit comme ça.

– Jouer le rôle d’un père qui adopte des enfants doit réveiller en vous quelque chose de fort, car vous êtes vous-même un enfant adopté, non ?

Rien ne se réveille, puisque c’est toujours en moi… J’ai 41 ans, je ne dis pas que ça devient urgent, mais mon personnage m’a donné envie d’adopter. Il me fait me poser des questions. Je suis seul, célibataire, j’ai une vie mouvementée car je bouge beaucoup, mais j’ai envie de me poser. Adopter un bébé ou un enfant plus âgé comme dans le feuilleton ? Je me sens capable d’éduquer des enfants plus âgés ! Il faut encore que je règle deux ou trois questions avec moi-même. Je suis très lent.

– La très catholique Irlande a fait adopter la loi autorisant le mariage homosexuel. Satisfait ?

C’est un bel exemple pour ceux qui, en France notamment, s’y sont opposés au point de descendre dans la rue avec des poussettes ! Qu’on soit contre, c’est une chose, mais je ne comprends pas qu’on ait pu manifester contre ça. Et puis arrêtons d’en parler, la loi est passée !

-Sur les réseaux sociaux, on vous voit souvent avec Ginette. Parlez-nous d’elle.

C’est un bouledogue français ! C’est un chien qui devient à la mode, on en voit de plus en plus, ça m’angoisse. J’en profi te pour rappeler qu’un animal, ce n’est pas un objet. Quand on veut avoir une belle vie avec un chien, il faut s’en occuper et évidemment ne pas l’abandonner à l’approche de l’été.

– Où en êtes-vous de votre parcours de chanteur ?

En janvier, j’ai fait deux concerts à l’Olympia, l’un en première partie de Thomas Boissy, l’autre de Charles Dumont, ça ne se refuse pas ! J’étais très heureux, et je le suis encore car d’autres concerts se préparent pour l’automne. Les gens sont venus pour voir «Thomas Marci» sur scène, par curiosité. Et tant mieux, c’est grâce à ce personnage si j’en suis là.

– Début mars, vous avez perdu celle que vous appeliez «tantine», Suzy, qui était l’épouse du cousin de votre grand-père.

Elle me manque. Elle habitait chez moi depuis deux ans, elle participait à toutes mes fêtes. Je l’ai accompagnée jusqu’à la fin pour lui éviter la maison de retraite. Je ne me pensais pas capable de faire ça. Mais c’était une belle histoire. Si on a l’argent et la place, il faut garder avec soi ses parents, ses proches. On a tout à apprendre des «vieux» !

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