Mylène Farmer et ses drôles d’humeurs


Par publié le 05/12/2015 à 10h00


Mystère, douleur, plaisir et poésie : voilà les mots qui défi nissent le mieux l'univers de l'artiste française la plus adulée. Tour d'horizon des scandales qu'elle a suscités en trente ans de carrière

Bizarre, le dernier album de Mylène Farmer, Interstellaires, n’a pas encore suscité de polémiques ! Faisons-lui toutefois confiance pour faire le buzz, le moment venu. Ces trois dernières décennies ont en effet été pour elle riches en moments sulfureux… Petite, la chanteuse voulait devenir vétérinaire. En 1984, avec ses premières économies liées au succès de Maman a tort – dans lequel elle avouait aimer une infirmière –, elle s’achète un petit singe. «Un capucin beige avec une petite houppette sur la tête, je l’ai appelé E.T.», confia-t-elle à l’époque. Elle le gardera jusqu’à sa mort, en janvier 2011. Ses relations avec lui ont beaucoup intrigué et fait jaser. Dès 1986, Mylène et son mentor et compositeur Laurent Boutonnat s’inspirent de l’univers licencieux de Sade et du Barry Lyndon de Stanley Kubrick.

Des clips osés

Dans le clip Libertine, l’héroïne se réfugie dans une maison close et batifole dans une baignoire avec des soubrettes avant de se consacrer au maître de maison. Deux ans plus tard, dans Pourvu qu’elles soient douces, sorti en septembre 1988, elle est faite prisonnière d’un général et devient son amante. On ne cache alors rien de son derrière… Également réalisé par Laurent Boutonnat, le clip de Je t’aime mélancolie (1991) la met en scène en porte-jarretelles et gants de boxe. Quelques semaines plus tard, tout excité, un forcené débarque dans le hall de sa maison de disques et, furieux qu’on ne lui communique pas l’adresse de Mylène Farmer, abat la personne chargée de l’accueil. En 1992, la chanteuse fait équipe avec Luc Besson pour le clip de Que mon coeur lâche. Elle y est un ange envoyé sur Terre par Dieu et découvre que les humains se shootent tous par le biais d’un gaz à inhaler. L’ange y goûte, se laisse aller dans une maison de plaisir et revient au paradis… transformé. Dans le clip de son 27e single, en 1999, on la voit nue dans une église, chantant Je te rends mon amour en s’adressant à Dieu. Colère de l’Église catholique, qui n’apprécie pas qu’elle soit recouverte de sang, référence au martyr du Christ. Le clip est interdit avant minuit. En représailles, Mylène Farmer sort le titre… en VHS chez les marchands de journaux. Les bénéfices des ventes ont été reversés au Sidaction ! Après quelques années plus sages, Mylène Farmer nous offre un strip-tease en 2006 dans L’amour n’est rien. Sur fond noir, la chanteuse danse et se déshabille, dévoilant des fesses toujours aussi belles… Le 12 septembre 2008, elle doit se produire au Stade de France. L’affiche fait scandale parce qu’on la découvre allongée par terre, jambes écartées, regard dans le vide, une position qui fait clairement penser qu’elle s’est jetée du haut de plusieurs étages.

Mylène Farmer, une artiste atypique

Tout au long de sa carrière, Mylène a toujours refusé les honneurs. Elle a dit non à son entrée dans le dictionnaire, à la Légion d’honneur en 2012, tout comme elle n’a jamais voulu entrer au Musée Grévin. Elle n’a pas non plus hésité à se mettre à dos une bonne partie de la profession en refusant d’être éligible aux Victoires de la musique. «J’ai passé des heures en coulisses pour les répétitions de cette soirée, racontait-elle à la suite de sa seule participation à la soirée, en novembre 1988. Tout le gratin du show business était là et ces gens m’ont écoeurée. Ils se détestent tous. J’étais triste d’avoir été récompensée et reconnue par ces gens-là. Ce sont les Victoires de l’hypocrisie !» Du Mylène pur jus !

A lire :

Le télé-crochet, fabrique de stars ?