La météo, mode d’emploi


Par publié le 25/07/2015 à 10h00


La météo moderne a des applications dans beaucoup de domaines. Pour mieux comprendre les bulletins des journaux, radios et télévisions, retour à quelques principes de base.

S’il l’on en croit les albums d’Astérix, nos ancêtres les Gaulois se posaient déjà la
question : « Et si le ciel nous tombait sur la tête ? » Depuis peu, les scientifiques s’aperçoivent que le soleil déborde d’énergie et que des événements se déroulant à sa surface, les éruptions solaires, peuvent constituer une menace pour la Terre. Pour mieux comprendre ce phénomène naturel et s’en protéger, une science récente a vu le jour et se développe très rapidement : la météo de l’espace. Avant de passer à cette étape, il est utile de revenir aux bases de la météorologie, une science plus ludique qu’on ne le pense, qui étudie des phénomènes atmosphériques tels que les nuages, les précipitations et le vent.

AFFRONTEMENTS DANS LE CIEL

Ce que l’on appelle la « météo » est un aspect essentiel de la vie quotidienne : beaucoup d’activités humaines dépendent des caprices du temps. Les bulletins météo parlent souvent d’« anticyclone » et de « dépression ». De quoi s’agit-il ? Le principe est simple : quand l’air se réchauffe à un endroit, il monte, l’air chaud étant plus léger que l’air froid. Dans ce cas, comme il y a moins d’air en basse altitude – et donc moins de poids –, la pression, soit la force exercée par le poids de l’air, diminue au sol. Dans cette zone, la pression est plus basse que dans les régions voisines : c’est que l’on appelle une dépression. À l’inverse, l’air froid, plus lourd, descend. Comme il y a plus d’air au sol, la pression augmente. C’est alors qu’une zone de haute pression apparaît, appelée anticyclone.Même observation concernant les nuages. Il suffi t d’expirer lentement par la bouche quand il fait froid : la buée qui se forme est un mini-nuage. L’air chaud qui sort de nos poumons est chargé d’un gaz, la vapeur d’eau. Cet air refroidit rapidement quand il sort de la bouche. Résultat : la vapeur se condense, devenant liquide ou solide tout en formant des gouttelettes d’eau, autrement dit un nuage. Le même phénomène se reproduit dans l’atmosphère. L’air contient toujours une certaine quantité de vapeur d’eau, et au fur et à mesure que l’air monte et se refroidit, cette vapeur se condense etforme des nuages. La taille et la forme d’un nuage dépendent de la force et du degré d’humidité de l’air ascendant. Si cet air est suffisamment humide et atteint 8 km d’altitude, il donne naissance à un cumulus. Sachez qu’il faut un million de gouttelettes pour fabrique une seule goutte de pluie…Et le vent ? Si l’atmosphère avait toujoursla même pression partout, l’air serait en équilibre. Il n’y aurait alors ni masse d’air ni vent. Mais ce n’est pas le cas, car les rayons du soleil traversent l’atmosphère, chauffant ainsi les mers et les continents. Une fois réchauffées, ces derniers réchauffent à leur tour les masses d’air qui les surplombent. L’air devenu chaud s’élève. À mesure qu’il monte, l’air froid, plus lourd, le remplace. Quoi qu’il se passe, le mouvement s’effectue toujours dans ce sens-là. Ce mouvement, c’est le vent ! À vous de jouer pour savoir quel temps il fera demain.

A VOIR :

La météo de l’espace

Samedi 25 juillet, à 19 h 00 sur France 5