Tonya Kinzinger : «Je réalise enfin mon rêve de petite fille»


Par publié le 23/10/2014 à 06h40


La comédienne révélée par Sous le soleil il y a bientôt vingt ans fait figure de favorite dans la compétition. Elle s’y révèle excellente, très tenace et d’une grande sensibilité.

- Depuis le début de la compétition, quel prime time retenez-vous en particulier ?

 

Le deuxième, parce que j’ai relevé un défi personnel et émotionnel. Et je suis fière du résultat. J’avais peur, car j’ai dévoilé un moment difficile de mon histoire personnelle. J’arrive à maîtriser mon émotion, même si Maxime, mon partenaire, sentait que j’étais un peu tremblante…

 

- À l’occasion de cette prestation, vous avez révélé avoir fait une fausse couche en 2005. Pourquoi en avoir parlé ?

 

Je ne l’ai pas fait pour me soulager, mais je ne pouvais pas ne pas en parler, car il fallait choisir un moment fort de ma vie. Et cet événement a bouleversé ma vie. Si je ne l’avais pas choisi, je me serais mentie à moi-même.

 

 

- Qu’avez-vous pensé des nombreuses réactions du public ?

 

Je suis rassurée. J’ai reçu des témoignages touchants de femmes qui sont passées par là, des femmes de plus de 50 ans aussi, qui m’ont dit combien elles étaient heureuses que j’ai pu en parler et que ça leur a permis de découvrir une autre facette de moi. Je suis authentique, une femme comme les autres, avec ses joies et ses peines.

 
- Dans votre jeunesse, vous avez pratiqué la danse, mais vous avez dû abandonner. Est-ce une revanche ?

 

 

Non, ce n’est pas le mot. Mais je réalise enfin mon rêve de petite fille. Je n’ai pas pu aller à l’époque au bout de ce que je voulais. C’est comme si on m’avait enlevé quelque chose. Qu’on me donne aujourd’hui l’opportunité de refaire de la danse, c’est un cadeau.

 
- Le fait de vous retrouver dans cette émission, est-ce la preuve que vous êtes une femme de défis ?

 

Je ne choisis jamais la facilité ; quand c’est trop facile, j’ai du mal… Même à l’école, les exercices trop faciles, je n’y arrivais pas. C’est dans mon caractère.

 
 - Et avoir co-animé Star Academy sur NRJ 12 l’an dernier, est-ce sincèrement un défi réussi ?

 

C’était une chance pour moi, je ne suis pas présentatrice et le français n’est pas ma langue maternelle ! Et c’était une grande aventure humaine, je ne regrette jamais rien. Chaque expérience me nourrit et nourrit mon métier d’actrice.

 
– L’efficacité de vos prestations est-elle également due à Maxime, votre partenaire ?

 

C’est vrai. C’est quelqu’un d’exigeant avec lui-même et les autres, d’une grande rigueur. Le travail ne lui fait pas peur. Une grande complicité s’est installée entre nous.

 

 
- Vous êtes clairement la favorite. Est-ce une pression supplémentaire pour vous ?

 

 

Je n’y pense pas. La seule pression, c’est de ne pas décevoir le public et le jury, qui attendent énormément de moi. Mais ce genre de challenge procure toujours beaucoup de sensations.

 

 
- Où en êtes-vous de votre métier de comédienne ?

 

 

Après Danse avec les stars, je pars aux États-Unis pour le tournage d’un long-métrage, Make the Moon d’Alex Munoz, dont le scénario est «parrainé» par Robert Redford qui l’a repéré lors du récent festival du film indépendant de Sundance. C’est le rôle de ma vie ! Une tragédie sociale, l’histoire d’une mère de deux jumeaux dont l’un disparaît… et qui se retrouve à aimer l’un, mais plus l’autre. Ma mère était très aimante, et je vais devoir puiser au plus profond de moi pour ce rôle…