The Island : les femmes entrent enfin dans l’aventure


Par publié le 15/03/2016 à 04h00


Toujours pas d'eau, pas de nourriture, pas de feu et pas d'abri. Mais cette année, la surprise est de taille : les femmes aussi vont tenter de survivre dans ce milieu hostile. On a vu les premières images et ça promet d'être à la fois drôle et angois

Partir à l’aventure pour ne rien gagner, si ce n’est se découvrir. Qui dit mieux ? Personne sur le petit écran jusqu’à l’apparition l’année dernière de The Island : seuls au monde. Pas de compétition, pas de gain et pas d’élimination. Un concept basé uniquement sur le dépassement de soi. On a reproché au programme d’avoir exclu les femmes. Message reçu, semble-t- il, puisque cette année, elles tentent l’expérience. Mais attention, on ne fait pas The Island pour trouver l’âme soeur, alors il y a deux îles perdues au milieu du Pacifique. Quinze femmes d’un côté, quinze hommes de l’autre, qui ne se croiseront jamais. Deux aventures complètement distinctes. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils n’abordent pas du tout The Island de la même façon. À peine débarquées, ces dames, plus soudées que jamais sans même se connaître, se mettent à rire et à chanter. De quoi inquiéter Mike Horn, qui précise aux téléspectateurs qu’il ne leur reste plus que deux heures de lumière pour trouver un abri. Qu’importe, on se croirait dans une joyeuse colonie de vacances. Après une première nuit, elles déchantent vite. «Ce n’est plus de la survie c’est mission impossible», lance la doyenne, 60 ans. «On commence vraiment à puer, ça me réveille la nuit tellement on sent mauvais», affirme une autre. Eh oui, les priorités ne sont pas forcément les mêmes que chez les hommes ! Animaux, plantes, sources d’eau…, tout existe sur cette île aussi belle que dangereuse. Encore faut-il les trouver ! Les voilà parties pour explorer la jungle. Certaines proposent de faire des petits groupes, mais la réponse ne se fait pas attendre : «Pas question de se séparer. C’est comme ça dans les films d’horreur, tout le monde se sépare et au final tout le monde meure, alors on reste ensemble.» Elles ont quitté leur petit confort quotidien pour vivre un enfer, car cette année l’aventure s’est tournée pendant la saison des pluies. Pas de chance, il peut donc pleuvoir jusqu’à neuf heures par jour. «On ne veut pas abandonner, mais c’est tellement difficile que j’ai même envisagé de me donner un petit coup de machette dans la cuisse pour être évacuée», explique Julietta, médecin dans l’équipe des filles. Ne soyons pas sexiste et faisons aussi un petit tour du côté de ces messieurs. L’ambiance est différente, chacun voulant montrer aux autres qu’il peut tout faire. Et pourtant, après le premier jour, le constat est bien le même que chez les femmes : «Qu’est-ce que je fous là ?», se demande un jeune candidat.