Nikos Aliagas : «Tout peut s’arrêter demain»


Par publié le 01/09/2014 à 10h48


Rentrée chargée pour Nikos qui cumule The Voice Kids et 50 mn inside sur TF1 ainsi que Sortez du cadre sur Europe 1. Mais l’animateur reste serein.

- Dans The Voice Kids, on vous sent à l’aise avec les enfants et les familles. Est-ce le fait d’être un jeune papa ?

 

Sûrement. J’ai beaucoup chialé. Quand les gamins et la famille se mettaient à pleurer, je pleurais aussi. Tout n’a pas été gardé au montage final. C’est une belle parenthèse, qui correspond à une demande puisque déjà du temps de la Star Ac’, on avait de nombreux enfants qui voulaient chanter. Pour eux, il n’y a pas d’enjeu de carrière, et on n’en fait pas des singes savants. J’ai grandi avec L’École des fans de Jacques Martin. La grande différence, ce sont les enfants : ils connaissent tout grâce aux tablettes. Ma fille qui a 20 mois va déjà sur Internet et chante tout ce qu’elle entend.
- Vous préparez un ouvrage sur le bonheur d’être père. Quel est votre but ?

 

J’avais l’idée de ce bouquin avant de devenir père. C’est la suite du livre que j’avais écrit il y a quelques années, Allez voir chez les Grecs, où j’expliquais le parallèle entre mythologie et philosophie. Et quand ma fille est née, je me suis demandé comment être un bon père. Cet ouvrage, c’est un témoignage, un héritage qu’elle lira quand elle aura 16 ans. Ce sera comme une voix du passé qui lui racontera la vie, comme mes ancêtres me l’ont raconté. Je vais lui dire d’aimer la France, à elle qui a comme moi une double culture.
– Avec l’âge, on a l’impression que vous devenez serein. Est-ce une façade ou une réalité ?

Au début de sa vie, on veut posséder et prouver quelque chose. J’arrive à un âge où l’on est plus lucide. Et puis, la naissance de ma fille m’a transformé. Dans cinq ans, j’aurai 50 ans, j’ai l’impression que c’est une blague. Tout peut s’arrêter demain. La maturité est arrivée avec mon rapport à la terre. Cet après-midi, je suis allé voir un paysan grec qui cultive la sauge, un vieux monsieur qui a tout vu dans sa vie. Et pourtant, rien n’a plus d’importance que ce qu’il cultive aujourd’hui. Si tu as des yeux pour voir, la vie t’aide à trouver ta place.
- Depuis quelques années, la photographie fait partie de votre vie.

 

Juste avant qu’on ne se parle, j’ai prisla photo d’un coucher de soleil, ici en Grèce, où je termine mes vacances, et comme par magie, un hélicoptère est passé devant. Je viens de le poster sur Instagram et ça fait déjà plus de 2 000 likes ! Cette passion de la photo a commencé quand j’étais reporter, je faisais du noir et blanc, comme quand on a 20 ans. Et puis, ça m’a repris avec les smartphones. J’ai ressorti mes manuels de photo. Et maintenant, quand je fi nis une journée de tournage, je mets une casquette et je pars dans les rues photographier tout et n’importe quoi. Ça me détend !
- Vous avez peu d’amis dans le métier. Nicolas Canteloup fait exception.

C’est un coup de coeur. Comme moi, il a du recul. C’est un terrien, quelqu’un de réservé. Il m’a appris le «jeu» et le «je». C’est quelqu’un de libre. Il va encore me chambrer avec mon bronzage : ce ne sont pas des UV, mais un vrai bronzage, j’vous jure !