Nagui : son nouveau défi sur France 2


Par publié le 01/10/2015 à 03h03


En attendant le retour imminent de Taratata, l’animateur lance un nouveau divertissement : Pop Show, un jeu musical à but caritatif. Le point d’orgue d’une rentrée où tout lui réussit.

– En quoi consiste ce nouveau jeu ?

C’est du pur divertissement : deux équipes de cinq personnalités s’affrontent dans le cadre de différentes épreuves. Valérie Bègue, Vianney, Julie Zenatti, Emmanuel Moire, Isabelle Vitari, Lorànt Deutsch, Amandine Bourgeois, Michaël Gregorio, Jean-Luc Lemoine et Axelle Laffont seront avec nous pour cette première. Quand on joue avec la musique, il y a trois solutions : on joue avec les pochettes de disque, avec les textes ou avec les notes. Nous, on fait les trois. On jouera aussi avec la carrière des artistes, et il y aura des karaokés piégés. Tout est prétexte à s’amuser, c’est ce que j’appelle le «gai savoir» : on se divertit, mais on apprend des choses. C’est quelque chose auquel je suis très attaché, dans tout ce que je fais. Il y aura aussi de l’interactivité avec les téléspectateurs. Sans oublier qu’on joue pour une bonne cause puisque les gains seront reversés à Handicap International.

– N’avez-vous pas peur que ce divertissement musical fasse doublon avec N’oubliez pas les paroles ?

Nous sommes avec le même orchestre que N’oubliez pas les paroles, mais j’ai fait attention à ne pas marcher sur le territoire de ce jeu. On prouve juste que quand un format est solide, qu’on raconte une histoire comme dans un film, ça peut fonctionner. Diffuser un concert, c’est du flux, on n’est pas forcé de rester jusqu’à la fin. Sans tomber dans le jeu ou la fiction, dans ce genre d’émission, il y a un point de départ et une arrivée. Entre les deux, on fait la route… musicale.

– Taratata va revenir très bientôt sur France 2. Vous devez être heureux de cette bonne nouvelle, non ?

Je suis passé par trois états. Dans un premier temps, je me disais que ça ne reviendrait jamais ; dans un deuxième temps, j’ai trouvé ça formidable ; et puis en ce moment, j’ai le trac, à cause de l’envie de ne pas décevoir, de ne pas donner le sentiment que c’est une rediffusion sans toutefois verser dans le jeunisme.

– En quoi va consister le prime time que vous enregistrerez en octobre ?

On fait le 500e numéro au Zénith de Paris. Ce sera un spectacle le plus large possible, qui réunira toutes les générations : Sanson, Jonasz, Thiéfaine, la famille Chédid, Bruel mais aussi Maître Gims, Black M, Louane, Kendji Girac… Tous les styles de musiques seront représentés, tout se mélangera. Je ne fais pas de distinction. Pour moi, il n’y a que deux genres de musique : la bonne et la mauvaise.

– Les audiences de N’oubliez pas les paroles sont au sommet depuis le début de l’été, et vous renouez avec un prime time le samedi soir : ne signez-vous pas là la plus belle rentrée de votre carrière ?

J’espère bien que ce sera celle de l’année prochaine ! (rires) Concernant N’oubliez pas les paroles, je trouve l’histoire de ce jeu incroyable : il existe depuis sept ans, il a été supprimé, puis il est revenu et, en un an, on a triplé les résultats d’audience. Encore hier, nous étions à seulement 400 000 téléspectateurs de TF1. J’ai du mal à croire que je suis en train de vivre ça.

– Sans compter que Tout le monde veut prendre sa place tient bien son rang aussi sur l’heure du midi…

Oui, c’est incroyable ! Et je suis aussi sensible aux messages que je reçois de téléspectateurs, parfois seuls, qui me disent combien ce rendez-vous est important pour eux. Du coup, je sais que je n’ai pas le droit de les décevoir ou d’être de mauvaise humeur à l’antenne… Et qu’il faut aussi savoir se renouveler.

– Ce succès devrait ravir Delphine Ernotte, votre nouvelle patronne à France Télévisions !

En tous cas, j’ai été très touché que le retour de Taratata soit sa première annonce. J’ai la naïveté de penser que c’est parce qu’elle aime cette émission. Maintenant, encore une fois, je sais qu’il ne faut pas décevoir…

– Vous allez bientôt fêter vos trente ans de succès à la télé, de TV6 jusqu’à France 2. De votre génération d’animateurs, vous êtes aujourd’hui le seul avec Arthur à être encore autant exposé. En êtes-vous fier ?

Il n’y aucune fierté à voir partir certains de l’antenne ou à se comparer à d’autres. Ce qui prime, c’est le travail, et je ne lâche rien. Mais ce succès, c’est aussi celui des gens qui sont dans l’ombre, les équipes de production… C’est une chance de vivre ça aujourd’hui, et la chance, durant toute sa vie, il faut savoir la saisir.

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