Le phénomène halloween


Par publié le 06/10/2014 à 07h27


La magie d'Halloween, c'est son ambiance terrifi ante, ses vilaines farces, ses déguisements effrayants, ses recettes diaboliques et ses histoires à ne pas dormir de la nuit. Une tradition vieille de plus de 2 500 ans

Tout le monde connaît Halloween, fête nationale aux États- Unis depuis les années 1920, où petits et grands revêtent un costume, le plus horrible possible, pour quémander des friandises et faire la fête entre amis. Comme celles de la plupart des fêtes traditionnelles, les origines d’Halloween sont aussi floues que lointaines. Elles remonteraient à la fête de Samain, sorte de nouvel an celtique datant d’avant le début de notre ère, qui s’est enrichie au cours des siècles de croyances provenant de la Rome antique puis chrétienne, d’Europe du Nord et d’Irlande. Ce sont d’ailleurs des émigrants irlandais qui l’introduisent aux États-Unis en 1845 avec toutes ses légendes.

 

Jack-O’-Lantern.

 

Jack-O’-Lantern est probablement le personnage le plus populaire associé à Halloween. Il provient d’un vieux conte irlandais : Jack, une personne méchante, croise la route du Diable dans une taverne, qui lui réclame son âme. Jack lui demande de lui offrir un verre avant de partir pour l’Enfer. Le Diable se transforme en pièce de monnaie pour payer le tavernier… et Jack parvient à le faire prisonnier. Jack n’accepte de le libérer qu’à la condition de lui accorder dix ans de plus à vivre. À sa mort, Jack se voit refuser l’entrée au Paradis, et même l’Enfer lui ferme ses portes. Il réussit pourtant à convaincre le Malin de lui donner un morceau de charbon ardent afin qu’il puisse éclairer son chemin. Jack place alors le charbon dans un navet creusé en guise de lanterne et est condamné à errer sans but, jusqu’au jour du Jugement dernier. Il est alors surnommé Jack of The Lantern («Jack à la lanterne»), ou Jack-O’-Lantern. Il réapparait chaque année, le jour de sa mort… à Halloween. Au fil des années, pour respecter la tradition, le navet s’est transformé en citrouille, plus facile à sculpter. Autre tradition : l’orange et le noir sont les deux couleurs officielles d’Halloween.

 

 

Bonbons ou mauvais tour

 

Dans la version américaine d’Halloween, la plus connue car la plus popularisée par l’industrie culturelle, notamment le cinéma, il est de tradition que les enfants se déguisent et passent de maison en maison pour réclamer des friandises. Ils portent des déguisements de squelettes, de sorcières ou de monstres. Une fois la porte ouverte, ils crient «Trick or Treat !» («Des bonbons ou un mauvais tour»). Les adultes doivent payer la dîme en bonbons sous peine de se voir jeter quelque mauvais sort bruyant, collant ou malodorant… L’Irlande et tous les pays britanniques, où Halloween est très populaire, possèdent chacun leur façon particulière de le célébrer. En France, la fête d’Halloween connaît depuis quelques années un certain succès auprès des enfants, mais moins auprès des adultes. Seul point commun à tous les pays qui respectent Halloween, c’est le seul jour de l’année où tous les enfants rigolent de ce qui leur fait faire des cauchemars habituellement : araignées, fantômes, vampires, maisons hantées…