Laurent Ruquier : « Les grosses têtes ça ne se refuse pas »


Par publié le 09/06/2015 à 12h00


Successeur comblé de Philippe Bouvard sur les ondes de RTL, le génial touche-à-tout installe son émission mythique sur sa chaîne, France 2, le temps d’une soirée spéciale.

– Quels sont les ingrédients de l’incroyable regain des Grosses Têtes de RTL, dont vous avez pris les rênes en septembre dernier ?

La principale raison de cette embellie, c’est que nous sommes revenus vers sa mécanique originelle, à savoir les questions, même si on se permet beaucoup de digressions entre chacune d’entre elles. Pendant trois ou quatre minutes, on dit le maximum de bêtises et quelques trucs intéressants au milieu. Et si on plaît aux auditeurs, c’est également parce qu’on n’est pas une «émission de bande». Certes, il y a des sociétaires, des habitués, mais mon idée, c’était d’ouvrir Les Grosses Têtes à de nouveaux visages. Je veux à tout prix éviter l’entre-soi et je cherche à rajeunir les effectifs, en intégrant des personnalités comme Berengère Krief ou Jérémy Ferrari. –

– Avez-vous le sentiment d’avoir réalisé un rêve d’enfant en prenant le siège de Philippe Bouvard ?Oui, j’ai dû me pincer la première fois que j’ai entendu le programme animé par moi. Cela a été une sensation très bizarre car je faisais déjà du lobbying pour Les Grosses Têtes quand j’étais adolescent, dans les années 1980. Je tenais un cahier dans lequel je composais mon équipe idéale et je connaissais tous les participants par coeur. Alors, une telle proposition, ça ne se refuse pas !

– À quoi va ressembler votre version télévisée des Grosses Têtes sur France 2 ?

On va faire en sorte de rendre ça beaucoup plus visuel que cela ne l’est, par défi nition, à la radio. On va conserver notre spontanéité, mais il y aura quand même des moments préparés, quelques happenings…

– Yann Moix, votre future recrue d’On n’est pas couché, sera-t-il de la partie lors de cette soirée ?

Non, parce que je considère que cela brouillerait le message s’il était présent simultanément sur les deux formats.

– Avez-vous perdu des amis en passant d’Europe 1 à RTL ?

Je ne crois pas en avoir égarés : 98 % d’entre eux m’ont suivi, excepté Olivier de Kersauson et Jean-Marie Bigard, qui ont fait les choix artistiques et financiers qu’ils croyaient être les bons. Mais je n’ai pas la prétention de décider de la carrière de mes petits camarades… Et ma porte leur reste ouverte.

– Où en est le conflit qui vous a opposé à la journaliste Caroline Fourest, personnalité que vous avez juré de ne plus jamais inviter sur vos plateaux ?

Je me suis déjà exprimé sur le sujet et je n’ai plus tellement envie de parler de ça. La justice tranchera. Le reste, je m’en fiche !

– Un petit mot pour conclure sur Cyril Hanouna, qui lui aussi vous a souvent provoqué par médias interposés ?

Je lui souhaite d’avoir beaucoup plus de réussite sur Europe 1 (rires). Dites-lui de ma part qu’il n’est pas inenvisageable que l’on ait du succès en même temps.

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