Hapsatou Sy (Project fashion) : « Je suis une guerrière »


Par publié le 07/03/2015 à 10h00


La chroniqueuse du Grand 8 prend du galon en assumant en solo la présentation de Projet Fashion, une compétition qui a pour vocation de désigner le grand styliste de demain.

- Comment définissez-vous votre rôle dans Projet Fashion ?

Plutôt maîtresse de cérémonie ou coach pour les participants ?Un peu des deux, en fait. Je suis à la fois animatrice, puisque j’introduis les défi s et les moments où le jury s’exprime. Mais en off, je fais aussi bénéficier les candidats de mon expérience d’entrepreneure, je leur insuffle de la force et de l’énergie. Je les soutiens psychologiquement et pas uniquement quand ils sont dans le doute. Je suis également là pour leur dire de ne pas s’enflammer…

- Pourquoi D8 vous a-t-elle préféré à d’autres pour incarner ce programme ?

Je ne suis pas du genre à regarder la concurrence. Ce que je sais, c’est que cette chaîne a parié sur moi il y a trois ans dans le Grand 8 et que j’ai grandi avec elle. Aujourd’hui, c’est un vrai cadeau qu’elle me fait. Pour moi, cette émission était une évidence. D’ailleurs, je n’ai même pas passé de casting.

- Quel oeil posez-vous sur la télévision, qui n’est pas votre métier premier ?

Mon expérience passée fait que je ne crois pas trop aux paillettes. Mais cela permet de réaliser des rencontres incroyables et me donne le privilège de travailler auprès de personnalités comme Laurence Ferrari et Roselyne Bachelot.

- Certains des codes du petit écran choquent-ils la femme d’affaires que vous êtes ?

Ce qui change par rapport à mes autres activités, c’est que d’habitude je décide de tout. Là, je m’inscris dans un projet collectif. Par contre, au niveau de la grosseur des ego, rien ne varie. J’ai côtoyé assez de grands businessmen pour pouvoir vous le dire !

- Vous êtes de plus en plus présente à l’antenne. Devenir une cible potentielle pour les magazines people ne vous fait pas peur ?

J’ai eu la chance jusqu’ici d’avoir des bons contacts avec ce type de presse. Ceci dit, je n’ai pas encore eu ce sentiment de dépossession qu’éprouvent des célébrités quand elles sont photographiées. Peut-être est-ce le prix à payer quand on choisit cette voie.

- Malgré tout, vous tenez absolument à protéger votre intimité…

Je suis à la télé pour faire de la télé, pas pour la donner en pâture. Et comme son nom l’indique, ma vie privée l’est… En plus, je tiens à préserver mon entourage, qui n’a rien à voir avec ce monde-là.

- Vous avez consacré dans Le Grand 8 une chronique à Omar Sy, votre « frère de coeur » en expliquant que vous partagiez les mêmes origines très modestes. Cela a-t-il été un moteur ou un frein pour vous ?

C’est une immense chance, même si les gens n’en ont absolument pas conscience. Et s’il y a eu des obstacles, ils m’ont rendue plus forte. Je n’ai pas de problème avec le fait de devoir me battre. Je suis une vraie guerrière !