Cristina Cordula : La mode en héritage


Par publié le 05/09/2014 à 02h03


La star de M6 a transmis à son fils son sens du style hérité de sa mère. Zoom sur la sphère privée d’une femme magnifique.

ENZO, SON FILS PRODIGUE

 

Reine fashion du petit écran, businesswoman chevronnée, Cristina Cordula cumule les signes extérieurs de réussite. Mais son plus joli accomplissement est, selon elle, à chercher loin des caméras. Il se prénomme Enzo, c’est son fils, avec lequel elle entretient une relation fusionnelle. La belle est d’ailleurs tellement fière de son rejeton qu’elle n’hésite plus à poser en sa compagnie en couverture des magazines. « Lorsque j’ai eu mon fils, la vie a pris tout son sens. Je remercie Dieu tous les jours». Ironie du sort : le jeune homme, âgé de 20 ans, qui effectue actuellement des études en école de commerce, est à peu près le seul habitant de l’Hexagone à n’avoir aucune envie se faire coacher par la diva de la tendance. «Il est très “swag” , précise-t-elle. Mais il se fiche complètement de mon avis. Je sers juste à allonger la carte bleue.» Comme quoi on ne peut pas toujours être prophète en son pays…

 

 

DES GÊNES ET DU PLAISIR

 

Mais si Cristina Cordula, bonne fée du relooking, sait faire jaillir en chacun de nous la bombe sensuelle qui sommeille, c’est qu’elle a été initiée très tôt au pouvoir magique de la mode. Petite, elle habitait à Rio de Janeiro, tout près de la mythique plage de Flamengo, dans ce qu’on peut appeler la maison du bonheur, puisqu’elle y passe des heures à contempler sa mère, une ex-Miss très coquette qui adore se maquiller et se composer des tenues plus féminines les unes que les autres. «Elle était très élégante, raconte-t-elle avec nostalgie. J’allais souvent acheter des tissus avec elle et il y avait aussi un couturier qui venait régulièrement à la maison pour lui confectionner des habits sur mesure.» Son oncle paternel, Raul Cordula, un célèbre peintre brésilien, contribue lui aussi à faire éclore son goût pour l’esthétique. Avec un tel atavisme, normal que la vocation ne se soit pas faite attendre «À 4 ans, je savais déjà que je voulais évoluer dans l’univers de la mode», ajoute la présentatrice des Reines du shopping.

 

LES BONNES MANIÈRES

 

Elle fait ses premiers pas sur les podiums, lors d’un petit show organisé dans une boutique de son quartier. Son rêve se précise alors, elle décrète vouloir devenir mannequin… Mais entre le songe et la réalité, il y a parfois un fossé, dont elle prend conscience à l’adolescence. Trop grande pour son âge, peut-être un peu trop ronde, en bref différente, celle qui se prénomme en réalité Maria Cristina subit à 13 ans, au collège, les moqueries des autres élèves, qui l’affublent de surnoms pas très sympathiques. Ce n’est pas suffisant cependant pour entamer sa détermination : après avoir consulté un nutritionniste, elle perd cinq kilos et se remet en route pour les sommets. Elle s’inscrit également dans une école de bonnes manières, où lui apprend notamment à se tenir, à se défiler et à se coiffer. Une stratégie payante, puisque qu’on la retrouve en couverture des magazines au Brésil, alors qu’elle n’a que 15 ans.

 
LES PODIUMS

 

Elle conquiert l’Europe à 20 ans, quand l’un de ses amis coiffeurs a l’idée subite et géniale de lui faire une coupe à la garçonne. Métamorphosée, elle collabore alors avec les plus prestigieuses maisons, Dior, Chanel et Yves Saint Laurent. Mais son éducation, basée sur le travail, l’empêche de céder à la folie des grandeurs. « Mon père m’a toujours appris à rester humble », explique Cristina. Des valeurs qu’elle s’est efforcée de transmettre à son fils, qu’elle qualifie aujourd’hui «d’épanoui, de serviable et généreux». La gentillesse et la mode dans le sang, Enzo est tout le portrait de sa maman !