Cécile de Ménibus : “La télé d’aujourd’hui est déshumanisée”


Par publié le 08/09/2014 à 10h44


De retour aux commandes d'une version revisitée d'Intervilles, l'ex-acolyte de Cauet règle des comptes avec un petit écran qui ne lui ressemble plus.

- Intervilles est une émission qui parle à tout le monde. Ressentez-vous une certaine attente du public autour de cette nouvelle version ?

 

C’est évident, même si on essaie de proposer quelque chose de différent afi n d’éviter la comparaison avec ce qui a pu être fait avant. Après, je ne vous le cache pas, cela reste un honneur pour nous de marcher dans les pas de personnalités telles que Guy Lux, Léon Zitrone ou encore Jean-Pierre Foucault.
- Êtes-vous une nostalgique de la télévision d’antan ?

 

On ne regarde plus la télé aujourd’hui comme on la regardait il y a encore dix ans. Avant, on se branchait sur une chaîne pour regarder non pas une émission, mais un animateur. Aujourd’hui, c’est l’inverse. On regarde avant tout un format. J’ai le sentiment qu’on a déshumanisé les émissions. Les concepts ont pris le pas sur les personnes. Les chaînes ont préféré prendre des animateurs suffi samment lisses pour ne pas faire d’ombre aux formats. Et je trouve ça dommage.
- Êtes-vous pessimiste quant à l’avenir de la télévision ?

 

Non, tout simplement parce que rien n’est figé. Les émissions de télé, c’est un peu comme les fringues : on fait face à des cycles de mode qui font qu’une émission disparue finira toujours par revenir. C’est pareil avec le vieux jeans ou la vieille veste que vous avez au fond de votre armoire. Un jour, vous allez avoir envie de la remettre. Je crois qu’aujourd’hui, les gens en ont marre de cette télé qui critique, qui dit du mal à longueur de journée. Ils veulent regarder une télé plus « happy », moins anxiogène. D’où le retour d’Intervilles à l’antenne.

 
- Avec votre franc-parler, on vous aurait bien imaginée autour de la table de Cyril Hanouna dans Touche pas à mon poste ! Avez-vous été approchée ?

 

Oui, on en a parlé avec Cyril. J’ai préféré lui dire que ce n’était pas mon truc de critiquer. Je suis une gentille, je n’ai pas envie de dire du mal des gens. Jamais je ne me permettrais de dire de quelqu’un qu’il est mauvais animateur.

 
- Vous vous êtes récemment épanchée dans la presse sur votre vie amoureuse. Partager votre vie privée, est-ce une chose avec laquelle vous n’avez aucune difficulté ?

 

Je n’ai pas parlé de ma vie privée, j’ai juste dit que j’étais amoureuse lors d’une interview accordée à Nice Matin, mais uniquement parce que mon fiancé était présent au moment de cet entretien. Du coup, derrière, cela a été repris. Mais je n’ai absolument rien dit sur mon histoire d’amour. Vous savez, la presse people a déjà détruit ma vie privée en annonçant des tas de choses complètement fausses, en annonçant ma rupture, en annonçant que j’étais une fille facile… Du coup, aujourd’hui, je fais très attention.