C’est l’heure de la retraite, place aux jeunes !


Par publié le 31/12/2014 à 10h24


Vieillir quand on fait de la télévision, c’est dangereux. Hormis quelques « dinosaures » qui s’accrochent, ils sont nombreux à avoir fait les frais d’un prétendu rajeunissement des antennes.

Faire une longue carrière sur le petit écran, ça devient plutôt rare. La guerre de l’Audimat est telle que si l’émission ne fait pas assez d’audience, on n’hésite pas à  en rejeter la faute sur l’animateur. Et c’est d’autant plus facile si celui-ci n’est pas de la première jeunesse ! Philippe Risoli, le présentateur du  Juste Prix sur TF1 de 1992 à 2001 en sait quelque chose. Après une petite reconversion avec L’École des fans sur Gulli, à 60 ans, il a bien compris que son téléphone ne sonnerait plus. « Il y a un problème d’âge. Un jour, on vous fait comprendre que vous êtes trop vieux pour aller sur telle chaîne. Vous êtes alors en stand-by. Et en stand-by, on vous oublie très vite », dit-il. Le sort de Bernard Montiel, ex-présentateur de Vidéo Gag n’est pas plus enviable. Lui aussia été sacrifié sur l’autel du rajeunissement. Après une longue traversée du désert, Cyril Hanouna l’a pris comme chroniqueur dans Touche pas à mon poste. Une seconde chance, mais qui risque fort de ne pas durer longtemps après qu’il a dérapé en comparant Shy’m à Hitler. Ce n’est certainement pas avec ce genre propos qu’on peut faire jeune… D’autres comme Julien Lepers, à la tête de Questions pour un champion depuis 1988, ou Georges Pernoud, qui présente Thalassa depuis 1980, sont sur la sellette. France 3 a déclaré vouloir réfl échir à une modernisationet à l’évolution du style de l’animation. Ça veut tout dire ! C’est à se demander s’il y a un âge limite pour faire de la télévision. La réponse est non. Michel Drucker, Patrick Sébastien, William Leymergie ou Jean-Pierre Foucault en sont un bon exemple. Ils vieillissent comme tout le monde, mais ils ont toujours la cote auprès du public. Questionde talent, peut-être !