Le fabuleux destin de Walt Disney


Par publié le 17/12/2014 à 02h52


Les studios Disney sont devenus une marque si populaire qu’elle en ferait presque oublier celui qui lui donna son nom, un homme aussi passionnant que déroutant.

Et si l’actuel hommage au Paris de Ratatouille au Disneyland de Marne-la-Vallée n’était qu’un juste retour des choses ?

 

L’ONCLE WALT

Car Walt Disney aurait bel et bien des origines françaises : son nom viendrait de «d’Isigny», patronyme de deux lointains ancêtres, Hugues et Robert, partis combattre en Angleterre aux côtés de Guillaume le Conquérant au XIe siècle. Tous deux auraient ensuite émigré en Irlande, terre d’origine de la famille directe d’Elias, le père du jeune Walter. Né à Chicago en 1901, celui-ci grandit chichement avec ses trois frères et sa soeur, abandonnés par maman et ballotés au gré des maigres contrats de papa. À 10 ans, Walt vend des journaux. Puis il fait du théâtre avant de devenir dessinateur de publicité dans une usine de machines agricoles de Kansas City. À 22 ans, avec son frère Roy, il fonde un studio d’animation… qui deviendra cinq ans plus tard Walt Disney Productions.

GÉNIE DE L’ANIMATION

 

L’imagination est son point fort. De son esprit fertile naît ainsi en 1928 l’étrange personnage du rat Mortimer, qui prendra l’année suivante les traits sympathiques d’une souris : la célèbre Mickey Mouse. En 1933, Les Trois Petits Cochons, dessin animé entièrement en couleurs, obtient l’oscar du Meilleur court-métrage. Quatre ans plus tard, Walt sort son premier long métrage. Né dans la douleur d’une production plus coûteuse que prévue, car sonore et en couleurs, Blanche-Neige et les Sept Nains est le premier d’une longue série de succès. Suivront, entre autres, Pinocchio et Fantasia (1940), Dumbo (1941), Bambi (1942), Cendrillon (1950), Alice au pays des merveilles (1951), autant de films qui marqueront des générations de spectateurs.

 

En 1950, les studios sortent de l’animation pure avec L’Île au trésor, suivi notamment de 20 000 lieues sous les mers (1954) avec James Mason et Kirk Douglas, de Mary Poppins (1964), incarnée par Julie Andrews, et de la prolifique série des Coccinelle.

 

Outre leur qualité, toutes ces oeuvres ont un point commun, voire une marque de fabrique : un côté bien propret, peut-être en contradiction avec ce que Walt était vraiment. Car l’homme, visionnaire dans son art, n’aurait pas eu que des qualités… Arrogant et tyrannique selon certains, on le disait également anti sémite, opportuniste, raciste et sexiste.

 

En 1947, il dénonça même aux autorités chargées de la lutte anticommuniste trois anciens employés qui avaient eu le front de mener une grève… Tout a été dit sur lui, avec, sans doute, quelques exagérations. Sa mort en 1966, d’un cancer du poumon, fut en tout cas loin de marquer la fin de l’expansion de sa société.

 

L’EMPIRE DISNEY

Dès 1955, la marque avait pris de l’ampleur grâce à l’ouverture du premier parc Disneyland en Californie, conçu par Walt lui-même, tandis que les projets pour la télévision et les produits dérivés se développaient à vitesse grand V. Le Livre de la jungle (1967), Les Aristochats (1970) et Les Aventures de Bernard et Bianca (1977) seront pourtant les derniers films à atteindre le top du box-office avant longtemps. La société connaît en effet dans les années 1980 une traversée du désert qui n’est finalement stoppée qu’avec le succès du Roi lion (1994) puis l’accord de production signé avec les studios Pixar en 1995. Aujourd’hui, Disney est propriétaire de 8 studios de cinéma (dont Pixar, Marvel et Lucasfilms), de 6 maisons de disques, d’une bonne dizaine de chaînes de télévision, de 11 parcs à thème, de 2 parcs aquatiques, de 4 clubs de vacances et de 32 hôtels. Le petit studio fondé par « L’Oncle Walt » est devenu un empire.

 

A VOIR :

Les stars chantent Disney
Spectacle – Comédie musicale
Vendredi 19 décembre 2014 à 20h50

 

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