Nicolas Bedos : « Mon goût pour la provocation est quasi physiologique »


Par publié le 19/05/2014 à 03h53


La Nuit des Molières pourrait bien prendre un sacré coup de jeune grâce à son présentateur.

- Vous héritez de la présentation de la cérémonie des Molières. À quoi doit-on s’attendre ?

 

On prépare une succession de surprises. Le spectacle sera bien entendu dans la salle, avec une foule de comédiens talentueux, mais il sera aussi sur scène, avec des « remettants » de marque qui livreront des prestations à mes côtés. L’humour sera privilégié, parfois au détriment de l’auto-célébration solennelle. Nous n’aurons pas peur de nous moquer des querelles intestines qui ont pu déchirer le monde du théâtre. Car une famille qui ose se moquer d’elle-même est une famille vivante.
– Le fait que cette cérémonie réalise généralement des audiences plutôt basses, est-ce un boulet ou, au contraire, l’assurance de ne pas faire pire qu’avant ?

 

Je dois vous avouer que je ne pense pas à ça. J’ai une tendance naturelle à essayer de parler au plus grand nombre. J’essaie de faire confiance à cet instinct, sans pour autant me demander tous les matins ce que je vais pouvoir faire pour booster l’audience. On m’a suffisamment reproché mes provocations. Il y en aura parce que ce goût pour la provoc’ est chez moi quasi physiologique. Ça va peut-être intéresser des gens, y compris ceux qui ne m’aiment pas, de voir ce que je vais bien pouvoir foutre avec ce machin-là.

 

- N’avez-vous pas peur de l’accueil que vous réservera le public des Molières, réputé pour être glacial ?

 

Ça sera mon principal problème. Je n’aime pas quand les gens ne réagissent pas. Je souffre, j’ai peur et je les déteste ! Je vais devoir faire un effort psychologique sur moi-même pour continuer, quoi qu’il arrive, avec le même sourire dans le coin de l’oeil.

 

- Vous retrouvera-t-on la saison prochaine dans On n’est pas couché ?

 

Je ne peux pas répondre à cette question. C’est comme si vous me demandiez avec quelle femme je vais vivre dans deux ans. Lorsque je fais quelque chose pour la télévision, je le fais de manière spontanée et sincère. Je ne fais de la télé ni pour l’argent, car je ne demande rien, ni pour des questions d’Audimat, car je ne maîtrise pas bien ce domaine. Tout est affaire d’envie, de manque, de désir, d’envie de faire le malin, d’envie de m’emparer de certains sujets, d’envie de raconter des choses d’une manière qui me paraît un peu plus originale par rapport à mes petits camarades.