Estelle Denis : «Le football me manquait»


Par publié le 11/06/2014 à 01h04


Pendant toute la Coupe du monde de football, Estelle Denis sera à la barre de plusieurs magazines sur TF1. Dès que l’on parle ballon rond, les yeux de l’animatrice pétillent de plaisir.

- On vous sent épanouie de revenir à vos premières amours.

 

On oublie trop souvent que j’ai évolué dans le milieu du football pendant dix ans, de 1998 à 2008. Si j’ai pris la décision de m’en éloigner, c’était pour ne pas être « cataloguée » et de faire autre chose. Mais cela me manquait. Que TF1 ait acquis les droits de retransmission du Mondial a précipité les choses.

 
- Avez-vous dû réviser un peu vos fiches ?

Vous savez, de par mon environnement familial, le football est très présent dans ma vie. Niveau actualités, je suis à l’aise, mais je potasse tout de même.

 
- Comment Raymond Domenech, votre compagnon, voit-il ce retour dans le football ?

 

Franchement, nous n’en avons pas parlé. Il savait que j’avais envie d’y revenir, donc il est simplement très content pour moi. De toute façon, je prends mes décisions toute seule.

 
- Vous ne risquez pas de chômer avec les magazines d’avant et d’après-match, en plus du dimanche pour Téléfoot.

 

J’ai la chance d’avoir deux solides piliers à mes côtés, Denis Brogniart et Frank Leboeuf. Les magazines seront à mi-chemin entre décryptage grand public et talk-show décontracté. Téléfoot sera entièrement consacré à l’actualité du Mondial. Sans oublier le Web avec Mytf1. Il y a du travail, mais cela ne me dérange pas, je suis une bosseuse, surtout dans la bonne humeur.
- Pourquoi Téléfoot vous tient-il à cœur ?

 

Parce que j’aurai une pensée pour Thierry Roland et Thierry Gilardi. J’ai fait mes débuts de chroniqueuse à leurs côtés et revenir sur le plateau, ça me fait quelque chose. Je vivrai cette Coupe du monde « avec eux ».
- Que pensez-vous de ceux qui critiquent la présence de femmes dans le football ?

 

Personne n’a encore osé me le dire en face ! Les choses bougent. Regardez l’arrivée d’Helena Costa, qui va entraîner une équipe masculine. Les journalistes sportives sont de plus en plus nombreuses dans les tribunes et de plus en plus nombreuses devant l’écran pour commenter les grands matchs. Ces soirs-là, c’est une fête, soit en famille avec son mec et ses potes, soit entre filles dans un restaurant. Qu’on se le dise : les femmes aussi aiment le football.
- Avez-vous un petit pronostic pour le Mondial ?

 

Je suis tellement chauvine que je vois un beau parcours pour les Bleus, mais ça va être difficile.