Son petit journal est devenu grand ! Ses deux « éditions » quotidiennes chez Michel Denisot font le buzz jusqu’au palais de l’Élysée. Un succès qui le laisse… muet.
Derrière son air propret et son côté « branchouille » se cache une vraie teigne. Nos amis les people font des ronds de jambe à Yann Barthès quand ses équipes de reportage leur tendent un micro, mais ils n’en pensent pas moins… En plateau aussi, il en a vu passer des stars ! Son meilleur souvenir de 2009 : « Prince, qui a exigé dans sa loge des légumes frais mais qui a finalement opté pour des pizzas ! » Le monde politique redoute également ses piques dans sa chronique de 19 h 35. On dit même que l’ire de l’Élysée contre la très irrévérencieuse Canal + lui doit beaucoup. Il est vrai qu’il ne se passe pas un soir sans que Yann ne brocarde tel défaut de langage ou telle bévue du président de la République… « Yann Barthès a beaucoup de talent. Il est à la tête d’une équipe créative et nouvelle. C’est forcément quelqu’un de sérieux et de perfectionniste. On observe ce qu’il fait avec intérêt, c’est une autre forme d’humour », commente Franck Louvrier, au service de communication du palais présidentiel. La plus grande crainte de Yann ? Tomber dans le conformisme qu’est à ses yeux « l’antisarkozysme ». En 2010, sa mission sera donc de savoir « comment y échapper tout en gardant un esprit critique ? » comme il l’a confié à nos confrères des Inrockuptibles dans la seule interview qu’il a accordée ces dernières semaines. Car ce jeune homme s’économise, se protège et ne se confie qu’avec parcimonie. Sans doute parce qu’il est devenu la coqueluche du PAF.
Frédéric Jarreau
Crédit photo : Denis Guignebourg/ABACAPRESS.COM