Les navigateurs se préparent pour la traversée de l’Atlantique. France Télévisions et Télé Magazine sont dans le sillage…
Le premier record officiel de la traversée de l’Atlantique Nord à la voile date du xixe siècle, avec Charlie Barr (12 jours et 4 heures, avec 50 hommes d’équipage). Depuis, les pendules s’affolent. Cela peut paraître incroyable, mais deux marins vont
tenter de battre leurs propres records avant fin août. En solitaire, Thomas Coville, sur Sodeb’O, tâchera de franchir la ligne en moins de 5 jours, 19 heures, 29 minutes et 20 secondes… En équipage, Franck Cammas, à bord de Groupama 3, va, lui, essayer de faire mieux que 4 jours, 3 heures, 57 minutes et 54 secondes (entre New York et Cap Lizard, soit 2 925 milles marins ou encore 5 417 km).
Sur le ponton de la marina de New York, au pied de la statue de la Liberté, les deux fous furieux des océans s’amusent, s’observent et se préparent, un éclat dans les yeux. Les marins ont le même cap, le même objectif, et presque le même discours avant de lever l’ancre. « Il nous faut une météo idéale, deux grosses perturbations qui donnent un coup de pied aux fesses du bateau pour le faire avancer à près de 21 nœuds de moyenne, explique Thomas Coville, le solitaire. J’ai l’avantage de ronger mon frein tout seul, même si cette traversée est le fruit du travail d’une équipe pendant des mois pour la préparer et la réussir. On me tient au courant de toutes les évolutions de la météo. Le bateau et moi, on piaffe d’impatience. » En revanche, Franck Cammas doit « retenir dix fauves » à bord avant de prendre le large : « Ce n’est pas toujours marrant d’attendre, mais on se connaît tous très bien. Chacun a sa place et son rôle à bord. On maîtrise la situation à quai, on se motive. Dès que le feu vert de la météo nous sera donné, on fonce. » Sur ces Formule 1 des mers, Thomas Coville et Franck Cammas fileront alors vers la ruée d’un record prestigieux. Leur conclusion, pleine d’humour : « Ce n’est pas la mer à boire. ». À suivre…
Alain Val