Avant le stage de préparation à Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales), Guy Forget, le capitaine, avait annoncé la couleur : « Pour une fois, nous avons eu un peu de temps pour un stage confortable. Nous ne voulons rien négliger dans la préparation de ce sprint final. Il y a vraiment une carte à jouer. C’est comme une finale de Grand Chelem que les joueurs vont disputer lors de cette rencontre. C’est un challenge extraordinaire. » Tout le monde sait, à commencer par Gaël Monfils, le n° 1 français, que cette finale sera particulière, très particulière. Surtout devant un public de près de 19 000 supporters serbes (alors que seulement 1 500 Français sont attendus à Belgrade). « Il faut se préparer à aller en enfer, reprend Guy Forget. Quand on joue une telle rencontre, on doit pourtant arriver à faire abstraction d’un public hostile, rester dans sa bulle et jouer son tennis en étant imperméable à toutes manifestations extérieures. » Pour enfoncer le clou, Novak Djokovic, n° 1 serbe et n° 3 mondial, la prévenu ses adversaires : « Nous voulons vraiment remporter cette finale. La sensation que vous éprouvez lorsque vous défendez les couleurs de votre pays est totalement différente de celle que vous procure n’importe quel autre événement. C’est une occasion unique. Pour moi, c’est une priorité qui occupe toutes mes pensées. » Pour conserver un peu d’espoir et le moral, on peut toujours se souvenir qu’en 2008, l’Espagne avait gagné le Saladier d’argent en Argentine et… sans Rafael Nadal !
Par Alain Val
En cas de matchs décisifs, les deux derniers simples seront retransmis par France 3 le dimanche 5 décembre à 12 h 50, avec bascule sur France 2 s’il y a lieu à partir de 17 h 50.
Photo : Corinne Dubreuil/Abacapress.com