Le conseil mondial de la F.I.A. a statué sur le sort de Renault F1 : deux ans d’exclusion avec sursis. Son ex-directeur, Flavio Briatore, est interdit de F1 à vie.
Rappel des faits : le 28 septembre 2008 - Singapour : Nelson Piquet Jr. heurte un mur et provoque l’intervention de la voiture de sécurité, ce qui va favoriser le retour et la victoire de son coéquipier chez Renault F1 Team, Fernando Alonso (…) Le 30 juillet 2009 : le pilote témoigne devant la Fédération internationale de l’automobile (F.I.A.) et avoue que son « accident » était délibéré. Le 16 septembre 2009 : l’écurie annonce les départs, avec effet immédiat, de Flavio Briatore, le directeur général, et de Pat Symonds, le stratège. Mais en fait, c’est la Formule 1 dans son ensemble qui est en crise. Le « Grand argentier » de la Formule 1, Bernie Ecclestone, 79 ans au compteur, fait grise mine : « Ce n’est pas le genre d’affaire dont nous avions besoin, regrette-t-il. Il y a un risque de voir des écuries se désengager de ce sport. Mais la F1 a tellement connu de turbulences ; on a tellement dit qu’elle était finie, et elle s’est remise tellement de fois… » L’exclusion de Renault, après le retrait de Honda, puis de BMW l’an prochain, pourrait donc donner des idées à d’autres, genre l’écurie Toyota. Ce que les spécialistes appellent le « Renault Gate » va-t-il bouleverser toutes les données des futurs Grand Prix avec une position ferme de la Fota (l’association des écuries), pour la réduction des coûts et des changements de règlement ?
Alain Val
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