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Quelle contraception après 40 ans ?

Créé le 08.06.10
Quelle contraception après 40 ans ?

Chamboulé par les fluctuations hormonales de la pré-ménopause, l’organisme supporte parfois moins bien la pilule et le stérilet. Il faut alors se tourner vers d’autres solutions.

 
 
Pour  certaines, les  premiers signes de la pré-ménopause se manifestent dès 40 ans. Le mieux est alors de se faire prescrire un dosage hormonal afin de savoir s’il est nécessaire de continuer à se protéger d’une grossesse non désirée. Pour les autres, la question de la contraception reste d’actualité : passée la quarantaine, la fertilité diminue fortement, mais elle n’est pas nulle. Les « accidents » de la pré-ménopause sont plus fréquents qu’on ne le pense. Quant aux méthodes dites naturelles telles que la méthode Ogino, elles deviennent plus aléatoires que jamais, les cycles ayant tendance à être de moins en moins réguliers. Comment choisir la méthode contraceptive qui convient le mieux à vos nouveaux besoins ?
 
La pilule, sous conditions
Après la quarantaine, les risques de fibromes, de cancer du sein, de cancer de l’utérus augmentent, sans oublier les menaces de maladies cardio-vasculaires, surtout pour les fumeuses. Sous l’effet des bouleversements hormonaux, il faut aussi commencer à faire davantage attention si on ne veut pas prendre du poids. Autant de paramètres qui peuvent s’aggraver sous pilule, mais aussi avec un patch ou un anneau contraceptif qui, il ne faut pas l’oublier, délivrent eux aussi des œstrogènes. Si vous ne fumez pas, si vous avez l’habitude de manger équilibré, si votre taux de cholestérol est normal, rien ne vous empêche, après avoir consulté votre médecin, de garder ce type de contraception qui, dans l’ensemble, ne pose pas de problème.
 
Implant et stérilet hormonal simplifient la vie
Parce que implant et stérilet hormonal délivrent à l’organisme non pas des œstrogènes mais de la progestérone, une hormone bien mieux tolérée, ils apparaissent comme une très bonne alternative. Le premier, un petit bâtonnet cylindrique de la taille d’une allumette, s’insère sous la peau de la face interne du bras, après une légère anesthésie locale, et assure une protection fiable pendant trois ans. Le second, le Mirena®, peut rester en place jusqu’à cinq ans et tout comme l’implant, il est pris en charge par l’Assurance maladie. Mais contrairement au stérilet classique en cuivre, il n’augmente ni la durée ni le volume des règles. Et ça c’est important, quand on sait qu’à l’approche de la pré-ménopause les règles ont naturellement tendance à être plus abondantes.
 
Vous voulez une méthode définitive ? 
Toutes les femmes, après un délai de réflexion de six mois, ont la possibilité de se faire ligaturer les trompes. Pris en charge par l’Assurance maladie, cet acte chirurgical a une action mécanique et ne provoque pas de ménopause précoce. L’opération classique tend à être remplacée par la méthode Essure : sous anesthésie locale, en moins d’un quart d’heure, on place un micro-implant dans chaque trompe en passant par les voies naturelles. Elle ne laisse aucune cicatrice, limite les risques liés à l’anesthésie générale et vous pouvez sortir le soir même. Attention, l’effet contraceptif n’est pas immédiat : il faut trois mois à l’organisme pour développer une barrière autour des implants, qui empêchera les spermatozoïdes d’atteindre l’ovule et de le féconder. 
 
par Coline Aubin
 
Photo : © Alexander Raths - Fotolia.com
 
 
 
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