Football : semaine décisive pour la France
Face à la Roumanie (le 5) et la Serbie (le 9), les Bleus n’ont pas le droit à l’erreur. Deux victoires impératives, sinon peu ou plus d’espoir d’aller en Afrique du Sud. David Astorga, l’homme de terrain de TF1, se veut optimiste, mais sans complaisance.
Comment seront les Bleus avant d’aborder ces deux rencontres ?
- Si les joueurs ne sont pas motivés pour ces deux rencontres, autant qu’ils ne mettent plus les pieds en équipe de France. Franchement, qui veut se priver d’une participation à une Coupe du monde ? Après la reprise de leur championnat respectif, ils seront au top. Pour l’équipe de France, je dirai même que c’est le moment idéal pour ces matchs décisifs.
On leur reproche d’avoir été « frileux » face aux Îles Féroé (victoire 1 à 0)…
- C’était juste la reprise, une période d’échauffement délicate. Quand on joue toute l’année contre des « monstres » tels que Barcelone, le Real, la Juve ou Manchester, on peut comprendre une certaine baisse de tension. Ils avaient d’ailleurs prévenu que c’était là le danger d’une telle rencontre en août.
D’où vient cette frilosité des Tricolores ?
- Je crois qu’ils sont encore traumatisés par leur échec au dernier championnat d’Europe. Nous avons pourtant des joueurs que tout le monde nous envie. La récente période des transferts le prouve. Même s’ils se connaissent bien, les joueurs se montrent un peu timides, mais ça va changer. L’osmose totale se fera après un déclic.
De la Roumanie ou de la Serbie, qui craignez-vous le plus ?
- Les deux, même si l’équipe de France a largement les moyens de jouer un ton au-dessus de ses adversaires.
Parfois, on vous voit trépigner au bord du terrain.
Avez-vous envie de chausser les crampons afin de montrer l’exemple ?
- À chacun son métier. Je suis journaliste, mais aussi supporter et critique. Dans Téléfoot, je ne m’en prive pas. C’est plus compliqué avec le direct où je dois faire court. Les joueurs, comme le sélectionneur Raymond Domenech, respectent les règles du jeu. Si je suis un interlocuteur privilégié, moi aussi, pour aller droit au but, je dois bien les connaître, les respecter. J’espère faire partie de cette aventure en Afrique du Sud en 2010.
Alain Val