L’ex-champion prend un nouvel élan. Il intègre la tournée d’Holiday on Ice, tout en assurant les commentaires du patinage artistique lors des J.O. d’hiver de Vancouver.
Concernant les jeux Olympiques, Brian Joubert a-t-il des chances de médaille pour la France ? – Difficile à dire. Il ne vise que la médaille d’or… Si déjà il a une médaille, il faudra qu’il soit content car il y a neuf compétiteurs majeurs pour trois places. Il faudrait qu’il se dise moins « Je suis le meilleur » et qu’il fasse son boulot sans trop de pression. Cette pression-là, je l’ai vécue deux fois et elle est très éprouvante.
Vous avez intégré, depuis le 11 février, Tropicana d’Holiday on Ice. Qu’y faites-vous ? – Mon arrivée a lieu plus tôt que prévue… Ma tournée d’adieu de l’an dernier a dû s’arrêter de façon brutale. Le gérant de la société qui la produisait est décédé, il y a eu ensuite des complications financières. J’ai subi deux gros préjudices, moral et financier… J’ai donc repris contact avec Holiday on Ice afin d’intégrer rapidement le spectacle. J’y fais un numéro sur glace, et sinon des petits sketches. Je suis une sorte de comédien : je joue le rôle d’un mec qui a perdu son boulot et qui cherche à s’incruster dans une revue.
On vous a vu sur Virgin 17 dans Chante si tu peux et, jusqu’au 11 février, le jeudi à 20 h 40 sur Comédie !, dans Les Givrés. Est-ce une carrière qui s’ouvre à vous ? – C’est la deuxième expérience que j’ai avec Comédie ! Je ne fais que lire un prompteur. Je me lance, on verra bien. Avec le temps, les gens me reconnaîtront moins comme un patineur que comme quelqu’un qu’on voit à la télé. J’ai des idées d’émissions aussi que j’aimerais proposer.
Auriez-vous accepté de participer à La Ferme, comme votre amie Surya Bonaly ? – J’étais sur le plateau le soir du lancement où j’ai parlé dix secondes après avoir attendu trois heures. J’aurais mieux fait de passer la soirée avec mes enfants, d’ailleurs ! Non, je ne pense pas. Même si je suis en ce moment « abîmé financièrement », je n’aurais pas voulu car c’est difficile de supporter les caractères des uns et des autres. Je respecte ceux qui y sont allés pour la notoriété ou l’argent. C’est un jeu dangereux.
Par Frédéric jarreau
Photo : Giancarlo Gorassini/ABACAPRESS.COM