Des hommes et des femmes qui rêvent de changer le cours de leur vie grâce à une recette. Mais attention, le jury est impitoyable. Bienvenue dans le plus grand concours de cuisiniers amateurs jamais organisé.
Oui chef, merci chef ! Une téléréalité au cœur de l’armée ? Non, un gigantesque concours de cuisine. Ils sont dix-huit mille candidats et il n’en faut que cent. Le meilleur gagnera 100 000 euros. Seul mot d’ordre du jury : « Sortez vos tripes ! » Marseille ouvre le bal. Le jury pense goûter une bonne bouillabaisse. Pas de bol, les plats exotiques se succèdent. « C’est une bouillabaisse, ça ? », demande le chef Frédéric Anton. « Non, c’est une soupe japonaise », admet Marine, la candidate. Déçu, le jury lui donne une heure pour aller au marché du coin et préparer un poisson plus traditionnel. Au suivant ! Celui-ci semble content de lui. Pourtant, il va se faire « casser ». « C’est un plat d’une grande modernité… en 1972. Mais on est en 2010 ! », s’esclaffe Sébastien Demorand, journaliste gastronomique. Changement de destination, on part à Lille. « C’est le moment de prouver que le Nord, ce n’est pas que les moules-frites », précise Carole Rousseau qui présente de petites séquences au cours de l’émission. Elle distribue aussi des bisous en coulisses pour consoler ou féliciter. Ce Ch’ti n’ira pas bien loin. « Honnêtement, si au restaurant on m’apporte une assiette comme ça, je ne la mange pas », rechigne le chef Yves Camdeborde. Celui-là a mis une heure pour seulement faire cuire un steak. Le jury doute. « Comment fait-on une mayonnaise ? » Réponse du futur grand cuisinier : « Ah non, je ne sais pas vous le détailler. » Oups ! Après Toulouse et Paris, le jury a retenu cent candidats. La compétition peut débuter, avec un éminçage d’oignons. Les larmes coulent pour tous les candidats. Quarante sont éliminés… mais, surprise, ils ont droit à une séance de rattrapage : c’est la quiche lorraine de leur vie. Pour les trente derniers, les carottes sont cuites. Ils quittent Masterchef.
Par Martine Touhet
Photo : Christophe Chevalin /TF1