Une femme revient dans la ville de sa jeunesse… Maruschka Detmers avoue avoir des similitudes avec son rôle dans Les Frileux.
Vous jouez une femme très mystérieuse… – En effet. C’est un peu un rôle miroir car tous les personnages se revoient à travers elle quand ils étaient jeunes. Sophie représente l’époque où tous avaient envie de sauver cette petite ville. Elle est comme un mythe qui revient et du coup, elle ne raconte rien de sa nouvelle existence pour maintenir ce rêve en vie.
Sophie vous ressemble-t-elle ? – On a beaucoup de points communs. Comme elle, je suis partie un jour de l’endroit où je suis née. Et ce qu’elle ressent en revenant ressemble vraiment à ce que j’éprouve quand je retourne aux Pays-Bas. C’était très touchant car là-bas, je ne parle pas non plus de ma vie à Paris. C’est une sorte de pudeur.
Votre personnage est un peu froid, comme l’image que vous aviez il y a quelques années… – Dans les années 1980, j’avais effectivement une image glacée de femme fatale qui ne me correspondait pas du tout. Je n’avais pas envie d’être inaccessible, je préférais déjà communiquer. J’ai commencé à respirer dans mon parcours quand j’ai pu jouer des mamans à l’écran, ça me ressemblait bien plus.
Martine Touhet
Crédit photo : Jacques Beneich/Alamo/ABACAPRESS.COM