Le ministre de l’Éducation, Luc Chatel, a présenté les mesures mises en place pour faire face à une éventuelle pandémie grippale dans les établissements scolaires à la rentrée.
Depuis le mois de mai, l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) informe les élèves au sein même des écoles sur les gestes et les comportements à adopter pour limiter la transmission du virus H1N1. Et les professionnels de la santé exerçant à l’Éducation nationale (médecins, infirmières…) sont prêts à intervenir pour accompagner les écoliers et leurs familles. Quoi qu’il en soit, si ces mesures ne suffisaient plus, si la pandémie prenait trop d’ampleur, on sait déjà que les établissements scolaires pourraient être fermés, localement ou nationalement.
Les écoles fermeront...
Les épidémies de grippe saisonnière ont montré que le taux d’enfants atteints est toujours plus élevé que celui des adultes. Afin de les protéger, ainsi que leurs familles et les membres de la communauté éducative, mieux vaut donc fermer les écoles. Cette décision est prise par les préfets, et la fermeture peut durer aussi longtemps que nécessaire pour contenir la diffusion du virus. D’où l’inquiétude bien compréhensible des parents qui travaillent : pourquoi aucun mode de garde alternatif n’est-il prévu ? Tout simplement pour éviter le regroupement d’enfants qui, là encore, favoriserait la diffusion du virus. La paralysie des écoles, bien qu’elle engendre des difficultés d’organisation pour les familles, permet de ralentir la diffusion de la pandémie
...mais les cours seront assurés
En cas de fermeture nationale, les élèves ne seront pas pour autant en congés. Téléphone, Internet, télévision, radio… tous les moyens de communication actuels pourront être utilisés pour assurer la diffusion de certains enseignements. Au total, 264 heures d’émissions télévisées et 288 heures d’émissions radiophoniques ont été préparées et couvriront tous les niveaux jusqu’au lycée. Ces modules pédagogiques seront diffusés sur France Culture et France 5. Les élèves pourront aussi travailler sur Internet grâce à « L’académie en ligne », le site de ressources gratuites proposé par le ministère : http://www.academie-en-ligne.fr.
Coline Aubin
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