Une série haletante en huit épisodes qui nous plonge au cœur de l’histoire du grand banditisme. Simon Abkarian est l’un des « Beaux mecs ».
Est-ce vraiment un beau mec ce Tony ?
Oui, car c’est un terme qu’on donnait aux truands de la vieille époque qui étaient élégants, courageux, et surtout qui tenaient toujours leurs promesses.
Le trouvez-vous sympathique, ce truand ?
Je ne dirais pas sympathique mais humain, oui. J’apprécie sa tranquillité et son humour. Cela dit, je ne pense pas que je serais ami avec lui si je le rencontrais. Il est bien trop avide d’argent.
Il y a beaucoup d’argot dans ces dialogues. Pas trop difficile à dire ?
Ce n’est pas évident car, vous vous en doutez bien, je ne parle pas comme ça dans la vie. Je l’ai pris comme une langue étrangère. Mais que ce soit avec les mots ou même dans l’attitude, j’ai fait très attention de ne jamais tomber dans le piège du folklore.
Vous jouez régulièrement des rôles de gangster. Pour quelle raison ?
J’aime beaucoup ce genre de film noir car on peut aller dans les extrêmes. Si c’est bien écrit, pas de problème, je suis prêt à faire le gangster toute ma vie. D’ailleurs, je suis en train d’écrire un scénario que je souhaite réaliser l’année prochaine et bien sûr, c’est encore un film de gangster, mais je tiens beaucoup plus compte du point de vue des femmes.
D’autres projets peut-être ?
Je vais tourner un polar, De force, aux côtés d’Isabelle Adjani et Éric Cantona. Et je serai dans Kaboul Kitchen, une série pour Canal +. Une comédie cette fois !
Martine Touhet
Crédit photo : France 2-Laurent Denis