Elle respire, elle écoute, elle protège mais peut aussi faire du mal. Elle, c’est une demeure ancestrale qui raconte l’histoire d’une famille sur cinq générations. Alexandre Brasseur nous évoque ses petits secrets.
Votre personnage, Victor, est l’héritier de toute une dynastie. Un lourd fardeau pour ce jeune homme ?
Alexandre Brasseur : Oui, car il est entouré de secrets, de contradictions et il va tenter de les dénouer pour pouvoir transmettre quelque chose de sain à ses descendants. Et puis le temps ne va pas toujours jouer en sa faveur. De prime abord, Victor peut paraître distant, enfermé dans sa tour d’ivoire.
Cette tour d’ivoire, c’est cette magnifique maison qui est en osmose avec Victor…
Oui, il lui parle, il la touche. Je peux comprendre cet attachement, car je crois fortement à cette communication avec les lieux, avec les objets. Un jour, au théâtre, on m’a montré un simple morceau de tissu qu’avait porté mon grand-père, Pierre Brasseur. Eh bien, tous les soirs avant de monter sur scène, j’allais toucher ce tissu et je sentais la présence de mon grand-père.
Dans cette saga, on commence par vous voir en père de famille puis en jeune bachelier. Vous jouez ainsi plusieurs générations…
L’histoire démarre en 1893 et, au début, je joue Charles-Henri, le père de Victor, mais ce rôle-là est anecdotique car il disparaît vite. On me retrouve ensuite dans le personnage de Victor alors qu’il passe son bac. L’histoire se termine en 1968, donc je vais beaucoup vieillir.
Les grandes sagas familiales, c’est un peu une tradition sur le petit écran. Ne vous êtes-vous pas dit : encore une ?
Pas du tout, et j’ai même été agréablement surpris car, contrairement à ce qu’on a pu voir dans le passé, il y a beaucoup de romanesque et d’action. Les personnages traversent tout de même les deux guerres mondiales et ils ne sont jamais lisses.
Victor a des failles et on m’a laissé m’y engouffrer. Pour une fois, c’est une saga qui n’est pas poussiéreuse.
Martine Touhet
Crédit photo : France/Nelka Films