mardi 07 février 2012 11:09
Recherchez une émission :
A la télé cette semaine
...........................
Sport
...........................
Enfants
...........................
Magazine
Accueil / Editorial

La ferme des journalistes

Créé le 09.02.10

À l’heure où les people se préparent à voler vers l’Afrique du Sud pour être enfermés dans la Ferme célébrités, cinq reporters de radios publiques francophones vont se cloîtrer, du 1er au 5 février, dans une ferme du Périgord, avec pour seules sources d’informations Twitter et Facebook. Leur but : comparer les infos produites par ces réseaux sociaux à celles des médias classiques (radio, télé, presse écrite). Cette opération baptisée « Huis clos sur le Net » est née d’une réflexion des membres des radios francophones publiques (Radio Canada, France Inter, France Info, Radio Télévision Suisse et RTBF) pour tester la valeur des nouvelles données sur ces réseaux sociaux. Ces journalistes doivent respecter des règles strictes. Ils n’auront ni télé, ni radio, ni Smartphone, seulement cinq ordinateurs vierges de tout contenu. Aucune consultation de site n’est autorisée. Pendant une semaine, avec ces moyens d’information rudimentaires, chacun doit commenter l’actualité sur les antennes des radios. Nombre de scoops sortent d’abord sur Twitter comme l’annonce de la mort de Philippe Seguin. Mais aussi pas mal de fausses nouvelles comme la soi-disant panne générale dans les guichets de la poste… France Inter a prévu des rendez-vous dans les journaux du matin et dans l’émission quotidienne de Pascale Clark Comme on nous parle à 9 h 30, et en fin de semaine Un téléphone sonne spécial avec tous les journalistes du huis clos. Cette initiative intéressante est des plus risquées, car elle n’a pour garantie d’objectivité que la bonne foi des journalistes : il suffirait qu’un seul ami leur envoie en lien les reportages du JT pour fausser l’expérience. Dans un huis clos, l’enfer c’est les autres…

Serge Sebbah
Directeur de la rédaction

( haut de page )
En vente a la caisse de votre supermarché