Des scientifiques se sont penchés sur nos ébats amoureux et ils sont formels : des rapports sexuels réguliers permettraient de vivre mieux et plus longtemps. Le point sur les études.
L’information peut prêter à sourire mais elle est on ne peut plus sérieuse. Faire l’amour au moins trois fois par semaine prolongerait l’espérance de vie de dix ans en moyenne. C’est en tout cas ce qu’affirme le docteur David Weeks. S’appuyant sur l’histoire médicale de 3 500 personnes âgées de 18 à 102 ans, ce chercheur au Royal Hospital d’Édimbourg avance l’hypothèse suivante : le sexe est un sport parmi tant d’autres qui préviendrait l’accumulation des graisses dans l’organisme et aiderait à éliminer les toxines. D’ailleurs, une étude publiée en 2000 par le British Medical Journal va dans ce sens : d’après ses résultats, les personnes ayant une vie érotique satisfaisante sont moins stressées et souffrent moins souvent de diabète, d’hypertension et de maladies cardio-vasculaires. Et l’acte sexuel semble avoir bien d’autres bienfaits sur notre organisme.
Les contacts rapprochés stimulent le système immunitaire
Les couples n’échangent pas seulement des caresses et des idées, mais aussi des micro-organismes. L’exposition aux agents pathogènes et à la flore de son compagnon ou de sa compagne peut être une source d’infections, mais aussi une stimulation pour le système immunitaire dont le spectre s’élargit grâce à cette confrontation.
Faire l’amour souvent rend intelligent
Werner Habermehl, de l’Institut de recherche médicale de Hambourg, est catégorique : les rapports sexuels augmentent la production d’adrénaline et de cortisol, deux stimulants de la matière grise.
Le sexe guérit même le mal de tête
Et non, repousser les avances de son conjoint pour cause de migraine n’est pas un prétexte plausible, bien au contraire. À en croire une étude de la Rutgers University (dans le New Jersey, aux États-Unis), l’effet d’un orgasme sur le mal de tête serait identique à celui de deux aspirines, le cerveau produisant en abondance des endorphines, équivalents naturels d’opiacés comme la morphine.
Des rapports réguliers protègent du cancer de la prostate
Une équipe australienne du Cancer Council of Victoria a réalisé une étude épidémiologique sur 1 529 hommes en bonne santé et 1 079 atteints de tumeur prostatique. Il apparaît que ceux qui éjaculent au moins 5 fois par semaine diminuent le risque de cancer d’un tiers par rapport à ceux qui ont 4 à 7 rapports par mois. Les chercheurs avancent l’hypothèse que les petites secousses se produisant durant l’orgasme pourraient drainer la prostate des éléments carcinogènes qui s’y accumulent.
Par Coline Aubin
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