Accompagner un conjoint ou un parent souffrant d’Alzheimer engendre une grande fatigue morale et physique. Pour continuer à remplir au mieux ce rôle, il faut apprendre à se ménager.
Conscients de la place essentielle occupée par les aidants familiaux dans la prise en charge de la maladie d’Alzheimer – ces derniers assurent à eux seuls entre 70 à 85 % des soins à la personne –, les pouvoirs publics ont décidé d’agir. Dans le nouveau plan Alzheimer 2008-2012, plusieurs mesures visent à améliorer la qualité de vie de ces proches investis d’une bien lourde mission : consolidation de leurs droits, accès à des formations, développement des structures de répit, suivi psychologique… Le budget de 1,6 milliard d’euros attribué à ce nouveau plan ne sera pas de trop. Car placer un malade dans une structure d’accueil, faire appel à une société de services à la personne, cela engendre des frais importants. Voici des pistes pour se sentir un peu moins seul.
Parlez-en avec un psy
Vous vous sentez souvent envahi par la colère, la frustration ? Vous avez déjà eu envie de tout laisser tomber ? C’est humain. La majorité des aidants avouent être passés par des phases où le comportement du malade, son entêtement, sa façon de répéter les choses ou même ses crises d’angoisse les énervaient au plus haut point. Déculpabilisez. Cela ne signifie pas que vous le détestez. Ce que vous détestez, c’est la situation dans laquelle lui et vous vous trouvez. Pour éviter qu’elle ne s’envenime, il est essentiel de partager ce ressenti avec un psychologue. Cette démarche est tout à votre honneur. C’est dans le but que les choses se déroulent au mieux. Vous ne devez pas non plus vous en vouloir et vous dire que ces séances sont autant de temps où vous n’êtes pas auprès de votre proche. C’est la meilleure solution : mieux vous vous sentirez, plus vous serez disponible pour l’aider. Il existe des thérapeutes spécialisés dans ce type de suivi. Demandez conseil à votre médecin traitant ou à une association de patients.
Rapprochez-vous d’une association
Il existe de nombreuses structures associatives, mais France Alzheimer* est la plus active. Reconnue d’utilité publique depuis 1991, elle compte plus de 90 000 adhérents à travers la France et regroupe une centaine d’associations départementales. Vous y obtiendrez des renseignements pratiques, ainsi qu’un soutien moral. Vous pourrez participer à des ateliers animés par des bénévoles ou des professionnels où vous apprendrez, par exemple, les bons gestes et les meilleures façons de communiquer avec un malade atteint de la maladie.
Coline Aubin
www.francealzheimer.org
ou 0 811 112 112 (coût d’un appel local)
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