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L'accident vasculaire cérébral

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Créé le 26.01.10
L'accident vasculaire cérébral

L’accident vasculaire cérébral (AVC) est une pathologie fréquente qui, lorsqu’elle n’est pas mortelle, laisse de lourdes séquelles. En agissant vite, il est possible de limiter ses conséquences.

Jacques Chirac, Sharon Stone, Jean-Paul Belmondo sont aujourd’hui en pleine forme. Et pourtant tous trois ont été victimes il y a quelques années d’un accident vasculaire cérébral, plus connu sous le nom d’attaque. Mais parce qu’ils ont été pris en charge très rapidement par une équipe spécialisée, ils n’en gardent aujourd’hui que peu ou pas de séquelles.

Première cause d’handicap physique chez l’adulte
Les spécialistes sont formels : si l’on intervient dans les trois heures, les dégâts au niveau du cerveau peuvent rester très limités. Au bout de sept heures, il est déjà trop tard, ils sont souvent irréversibles. Chaque année, sur les 150 000 victimes d’accident vasculaire cérébral, près de 37 000 décèdent, faisant de cette pathologie
la troisième cause de mortalité après les maladies cardiovasculaires et le cancer. Parmi les personnes qui en réchappent,
les 3/4 gardent des séquelles définitives (paralysie, troubles de la vision, du langage, de l’écriture, problèmes psychologiques…) et 1/3 deviennent dépendantes. Première cause d’handicap physique chez l’adulte, cette pathologie touche en majorité les personnes de plus de 70 ans. Mais tout le monde peut être concerné et près de 5 % des victimes ont moins de 40 ans.

Appeler le 15 dès les premiers symptômes
Quels que soient l’âge et les circonstances dans lesquelles l’AVC survient (artère bouchée par un caillot de sang, rupture d’une artère, rupture d’anévrisme), les conséquences sont les mêmes : brutalement interrompu, le flux sanguin n’est plus en mesure d’alimenter le cerveau, privant les cellules de leur apport vital en oxygène et provoquant ainsi leur dysfonctionnement puis leur mort. D’où l’importance d’intervenir dès les premiers symptômes de l’attaque pour limiter au mieux les séquelles. Ces signes avant-coureurs ont la particularité d’apparaître de manière très soudaine et peuvent parfois donner l’impression que la personne est ivre. Ils doivent systématiquement vous amener à appeler le 15 pour obtenir un avis médical d’urgence et assurer le transport du patient vers un centre hospitalier compétent.

Les signes avant-coureurs
En voici les principaux, qui peuvent ou non être associés :
• Maux de tête violents, inhabituels, éventuellement accompagnés de vomissements ;
• Troubles soudains de l’équilibre, difficultés pour marcher ;
• Perte de connaissance ;
• Perte de la sensibilité au niveau du visage et/ou d’un ou plusieurs membres, faiblesse musculaire pouvant aller jusqu’à la paralysie ;
• Perte de mémoire ;
• Troubles visuels, mêmes temporaires : perte de la vision d’un œil, vision double ;
• Difficultés à avaler sa salive, à articuler, à bouger la langue, à trouver ses mots, problèmes de compréhension. 

 

On peut réduire les risques d’AVC
Les attaques cérébrales sont souvent perçues comme une fatalité. Pourtant, ces vingt dernières années, une meilleure connaissance des facteurs de risque a permis de faire chuter le nombre de morts par AVC de moitié. Stabiliser un diabète, lutter contre l’hypertension et le cholestérol, arrêter de fumer, bouger davantage, sont autant de solutions à mettre en place avec l’aide de son médecin pour préserver son système vasculaire cérébral et ainsi diminuer les risques de faire une attaque.
Pour en savoir plus : www.franceavc.com et www.attaquecerebrale.org

Par Coline Aubin

Photo : Sean Prior/Fotolia.com

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