Après avoir fréquenté les agriculteurs de «â€ˆL’Amour est dans le pré », la belle Karine part sur la piste des meilleurs jeunes artisans de l’Hexagone dans «â€ˆEspoir de l’année ». Ses confidences 100 % sincérité.
Pourquoi Espoir de l’année fait-il vibrer chez vous une corde sensible ?
J’aime bien les programmes où il y a de l’humanité et de la rencontre. Et je fais moi-même partie d’une famille d’artisans, ce qui m’a forgé le caractère… Il y avait l’amour du travail bien fait, mais aussi l’angoisse que ça s’arrête un jour, qu’un concurrent s’installe. J’en ai gardé la peur de manquer, qui ne s’apaisera jamais vraiment, même si la vie me gâte. C’est pour ça que je suis plus fourmi que cigale. Et que j’ai ce côté consciencieux…
Qu’avez-vous appris, en général et sur vous-même, grâce à cette nouvelle émission ?
Que c’est vraiment un genre de profession qui nécessite de la patience et de la passation de savoir… Et je me suis rendu compte que je ne supportais pas l’élimination. C’est une situation qui me met mal à l’aise. On tourne des heures et des heures et les jurés ont les larmes aux yeux quand ils doivent trancher. C’est un vrai crève-cœur, pour eux comme pour moi…
Comment jugez-vous le virage qu’a pris votre carrière depuis votre arrivée sur M6 ?
J’ai l’impression de rester moi-même. J’ai quitté Les Maternelles parce que je craignais de m’enfermer… Là, ce n’est que du bonheur. Je découvre de nouvelles personnes, de nouveaux univers, de nouveaux métiers. Même mon échec dans Génération Familles m’a servi. Il m’a forcée à ne pas ronronner.
D’où tenez-vous votre empathie, votre faculté à vous sentir à l’aise partout avec tout le monde, de rester naturelle devant une caméra ?
Je n’ai pas beaucoup de mérite. Être jugée ne m’angoisse pas, peut-être parce que j’y ai été confrontée très tôt, à 7 ans, au Conservatoire. Aujourd’hui, je ne redoute pas de ne pas être prise sous mon « bon » profil… Je me concentre sur ce que je dois faire. Mon rôle, c’est de détendre les candidats, dans Espoir de l’année comme dans L’amour est dans le pré. Je suis comme ça, les gens m’intéressent. Je préfère donner la parole aux autres plutôt que de me mettre en scène. J’essaie de les cerner, de dépasser les clichés, parce que je trouve horrible qu’on les prenne pour ce qu’ils ne sont pas !
Avez-vous d’autres projets sur la chaîne, outre votre émission à venir avec Stéphane Plaza ?
Non, après On ne choisit pas ses voisins, je crois que ce sera bon. Je suis claquée et je n’ai pas envie que ma mère ou surtout ma fille me disent un jour « Bonjour, Madame »… Mon entourage, c’est ma ressource. Je ne veux pas perdre ça de vue !
Vous réalisez des scores excellents. Cela doit être assez jubilatoire, étant donné que l’on a beaucoup critiqué votre transfert sur M6…
C’était normal. J’étais la traîtresse qui quittait le service public. Mais je n’ai jamais confondu ma valeur humaine avec ce que l’on pouvait raconter de moi. Le fait de vivre avec un footballeur (N.D.L.R. : Lilian Thuram) qui, à chaque match, est soit un héros soit une fripouille à pendre haut et court, m’a beaucoup aidée. Il me répète toujours : « Si tu penses avoir donné le meilleur, ne regrette rien ». En plus, les audiences, c’est dangereux. Les gens adorent que l’on trébuche… C’est pour ça que je ne rêve pas d’être une star. Juste une fille normale.
Bénédicte Flye Sainte Marie
Crédit photo : Denis Guignebourg/ABACAPRESS.COM