Championne olympique et championne du monde en 2009, l’équipe de France de handball rêve encore du titre de l’Euro 2010. L’un des joueurs clés, Nikola Karabatic, 24 ans, est plus gourmand que jamais…
Vous avez tout gagné, en club et en équipe de France. Vous êtes star parmi les stars du sport. Qu’espérez-vous encore ? – Tout simplement poursuivre l’aventure avec les Bleus, avec la réussite que l’on sait ! C’est un challenge permanent pour tous. On s’entend super bien, on se connaît depuis longtemps et on a encore du plaisir à jouer ensemble. C’est un véritable bonheur. À chaque stage ou compétition, c’est comme une rentrée des classes : retrouver ses meilleurs potes pour s’amuser.
Quelle est la force de cette équipe de France ? – C’est tout ce que je viens de dire : une bonne entente, une bonne ambiance, de l’expérience et un groupe qui maîtrise son sujet. Tout peut paraître facile, mais on reste bien les pieds sur le parquet. À chaque compétition, amicale ou officielle, notre motivation, c’est la gagne, tout en se remettant en question.
Les Championnats d’Europe qui se profilent (du 19 au 31 janvier), vous font-ils peur ? – C’est sûr que l’on va avoir la pression, parce que toutes les équipes vont jouer à 200 % contre nous. À nous d’assumer notre statut. Rassurez-vous, on sait comment se préparer et gérer cette pression. En revanche, on sait aussi qu’il ne faut pas trop se relâcher. C’est le piège à éviter et notre entraîneur, Claude Onesta, n’a pas son pareil pour nous recadrer, avec ses mots à lui. Dans les vestiaires, même les mouches font profil bas. Assez paradoxalement, il nous laisse gérer le jeu, même en période de « coup de mou ». Il a confiance en nous et nous en lui. Cette équipe de France, c’est un groupe et non une addition d’individualités.
Nikola Karabatic est-il l’homme à abattre sur le parquet ? – On m’a collé un statut de meilleur joueur au monde, et il faut que je fasse avec. Peu m’importe, les contacts, j’aime ça, et mes coéquipiers sont là pour profiter des brèches que je m’efforce de créer. Je ne suis pas une star, juste un coéquipier comme les autres, une petite fourmi pour le bénéfice de la collectivité. Vous vouliez la clé de mon bonheur sportif : il est là, avec les copains, le public et cette envie de gagner qui nous fait avancer.
Alain Val
Crédit photo : Stephane Reix-ABACAPRESS.COM