A 22 ans, il tient enfin le trophée qu’il désirait : « Le Ballon d’or, c’est… comme un trésor. » Par sa capacité à percuter, à dribbler, à provoquer, à marquer ou à faire marquer, il est presque l’homme à tout faire du FC Barcelone, que ce soit côté droit, dans l’axe ou en pointe. En revanche, en équipe nationale avec l’Argentine, ses prestations ne sont pas dignes de son statut. Tout penaud, il confesse : « J’aimerais être aussi efficace avec mon pays que je le suis avec Barcelone. Mais je ne peux pas porter seul le poids de l’équipe sur les épaules. Il faut que tout le monde prenne ses responsabilités. » Conclusion de Diego Maradona, son sélectionneur : « Les critiques concernant Lionel entrent par une oreille et sortent par l’autre. Il reste mon atout majeur. » Mauvais ou bon sur le terrain, il n’y a rien à dire et les adversaires font souvent les frais de cet amalgame. Vif, l’Argentin au jeu déconcertant de facilité retrouve vite le chemin des filets. Avec sa vision du jeu, Lionel Messi redevient tout simplement le meilleur joueur du monde. Hola, la Puce.
Alain Val
Le saviez-vous ?
Souffrant dans sa prime jeunesse d’une maladie hormonale bloquant sa croissance, Lionel Messi aurait dû subir un traitement d’un montant de 750 € par mois à l’époque. Budget trop lourd pour les parents, d’autant qu’aucun club argentin ne voulait prendre en charge les frais médicaux. En 2000, un recruteur du FC Barcelone, Carles Rexach, l’un des responsables du centre de formation, accepte de prendre le gamin sous son aile. La légende veut que le petit Lionel, tout juste 13 ans, ait signé ce premier contrat sur une simple serviette en papier.
Photo : Pierre Tremoussa/Cameleon/ABACAPRESS.COM