Pour le 96ème Tour de France, Richard Virenque remet son maillot de commentateur pour Eurosport. Des analyses pertinentes et pleines d’humour.
Comment sentez-vous cette Grande Boucle ?
– C’est un Tour qui sera ouvert et offensif. Depuis le début de la saison, il n’y a pas vraiment de « patron » qui s’impose en favori du peloton, comme dans le passé. En revanche, le retour de Lance Armstrong va forcément relancer le suspense et attiser la course. Ça va secouer.
Peut-on envisager un duel avec son coéquipier Alberto Contador, supposé favori ?
– Ce n’est pas évident.
Union ou désunion entre les deux hommes ?
- Tout le monde se pose la question mais, pour les organisateurs, c’est une option géniale. Une chose est sûre, il faudra qu’Armstrong soit très fort pour provoquer un duel et si c’est le cas, je ne vois pas Contador craquer.
Où la bagarre peut-elle se déclencher ?
– Un peu partout en fait, voire dès le prologue, mais il est clair que la 20e étape, celle du mont Ventoux le samedi 25 juillet, sera le juge de paix, comme par hasard la veille de l’arrivée.
Auriez-vous aimé courir sur ce Tour ?
– Franchement, oui ! Le parcours est intéressant. Il y a des trucs à tenter.
Justement, que deviennent les Français dans tout cela ?
– Ils sont bien placés pour des victoires d’étapes, mais pour le classement général ou même le podium, je crois que le cyclisme français devra patienter un peu.
Facile à dire quand on commente confortablement assis dans un fauteuil…
– Confortablement assis dans un fauteuil, vous rigolez ! Je serais plus à l’aise sur mon vélo que dans la cabine Eurosport ! Heureusement que je la partage avec mes deux complices, Jacky Durand et Patrick Chassé. Pour moi, notre entente n’a pas de prix et je pense que ça se ressent à l’antenne. Cette convivialité, c’est du pur plaisir.
Toute la semaine à partir de 12h30 sur France 2, France 3 et Eurosport
Alain VAL