L’ex-candidat de « Nouvelle Star » a intégré le jury d’« X Factor », diffusé sur M6 le mardi à 20 h 45. Le créateur de « Double je » se dédouble : outre son rôle de juré, il travaille à son nouvel album. Confidences.
Quel effet cela vous a-t-il fait de vous retrouver juré après avoir été candidat d’un télécrochet ?
Le premier jour, ça fait bizarre. Je me suis dit : « Mais où je suis ? » Et puis, très vite, tu prends tes marques. Et il ne faut pas que l’attention se relâche. Les gens attendent pour passer une audition, ce n’est pas qu’une émission de télévision.
Cela vous a-t-il rappelé des souvenirs ?
Oui, l’épreuve des « 3 jours » me rappelle le passage au Théâtre. Et plus on avance dans l’émission, plus je me rends compte que c’est très dur de dire non à un candidat. Avant, je me disais qu’un juré qui verse sa petite larme, c’était tout sauf sincère. Mais émotionnellement, c’est épuisant. Devenir juré, on me l’a proposé plein de fois, mais j’ai toujours refusé. Là, j’ai accepté parce qu’on a un rôle de manager/producteur/directeur artistique. Je ne me voyais pas dire à tel ou tel oui ou non et puis c’est tout. L’an dernier, je n’avais pas pu faire l’émission car j’étais en tournée.
Êtes-vous un juré sévère ?
Plus on a progressé dans les castings, plus il était difficile de dire non. J’ai eu facilement la boule au ventre. Mais j’essaie de faire abstraction du style des gens. On juge la voix, on n’est pas là pour changer les gens. Tous ceux que nous avons gardés ont quelque chose en plus. La grande différence entre Nouvelle Star et X Factor, c’est que le jury, qui autrefois était impartial, doit ici prendre parti. Et j’ai décidé de m’engager à fond. Mes candidats ont mon numéro de portable et ils peuvent m’appeler quand ils veulent ! Je veux aller jusqu’au bout avec eux.
Avec à peine deux albums à votre actif, pensez-vous avoir les épaules suffisamment larges pour coacher et conseiller de jeunes artistes ?
Oui… Regardez-moi ! (Rires, en bombant le torse) Je ne me considère pas comme une star, mais comme un artiste. L’expérience ne s’acquiert pas uniquement avec l’âge. Regardez Lady Gaga. À son âge, elle a atteint le niveau de Madonna. Et pourtant, je suis un pro Madonna ! Aujourd’hui, on peut être très bon très vite, et redescendre aussi vite.
Quel genre d’album préparez-vous ?
Je suis allé à Londres entre août et novembre et j’ai enregistré quarante titres… en anglais. Zaho, qui est Canadienne, est en train de travailler à leur adaptation. Mais je n’en ai gardé que six pour l’instant. Pourquoi en anglais ? Pour leur donner une sonorité particulière dans le débit et dans le rythme. Le son de l’album sera plus proche de la chanson Heartbox que du titre Berlin, qui était plus agressif. Je suis assez pénible, pointilleux, c’est vrai. Donc l’album ne sera pas prêt tout de suite !
Frédéric Jarreau
Crédit photo : Thierry Orban/ABACAPRESS.COM