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Cancer du sein

Le rôle de la vitamine D se confirme

Créé le 09.11.10
Cancer du sein

On connaissait l’importance de la vitamine D dans la lutte contre l’ostéoporose. Une étude vient de confirmer que son taux est directement corrélé au risque de cancer du sein.

Il y a quelques mois, nous avions relayé l’appel de 40 scientifiques s’inquiétant d’éventuelles carences en vitamine D parmi la population : 2 Français sur 3 auraient des apports insuffisants. D’après ces derniers, ses bienfaits ne se limiteraient pas uniquement à notre squelette. En augmentant au niveau de l’intestin la capacité d'absorption du calcium et du phosphore, la vitamine D assure bien sûr une minéralisation optimale des os, des cartilages et des dents. Mais pour de plus en plus de chercheurs et de médecins, cette vitamine protègerait aussi des infarctus du myocarde et des cancers, notamment ceux du côlon et du sein. Et dans ce domaine, une étude vient justement de conforter leur avis.
Un risque réduit de 25 %
Publiés en septembre dans la revue Cancer Epidemiology, Biomarkers & Prevention, les résultats de l’enquête E3N menée sur 100 000 femmes suivies depuis 1990 font état d’une « diminution significative (25 %) du risque de cancer du sein chez les femmes présentant les concentrations en vitamine D les plus élevées ». Les travaux de Françoise Clavel-Chapelon, directrice de recherche à l’INSERM, et de ses collaborateurs de l’Institut Gustave Roussy, confirment le fait que très peu de femmes ont un taux sanguin de vitamine D conforme à la norme, les trois quarts des témoins n’atteignant pas la valeur référence de 30 nanogrammes par millilitre. L’explication est simple : notre alimentation ne couvre qu’une toute petite part de nos besoins. L’essentiel est fourni par notre organisme  qui synthétise la vitamine D au niveau de la peau sous l’action des ultraviolets. Elle est ensuite mise en réserve au niveau du foie, du muscle et du tissu gras pour être utilisée à la demande. Selon les auteurs, pour y parvenir, il faudrait exposer chaque jour 50 % de la surface de la peau pendant douze minutes au soleil pour avoir l’assurance de couvrir nos besoins quotidiens. Seulement, outre les risques potentiels pour l’épiderme, une telle mesure semble difficile à appliquer sous nos latitudes, surtout en hiver ! La solution pourrait alors passer par une complémentation, à envisager bien sûr au cas par cas avec son médecin.

Par Coline Aubin

Photo : © nvuk/Fotolia.com

 

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