Flic ou voyou, on ne sait pas toujours de quel côté penche la balance avec ce Vidocq plus moderne, qu’interprète Bruno Madinier. L’acteur offre d’ailleurs une belle prestance à ce héros téméraire...
Que représente le personnage de Vidocq pour vous ?
Surtout des souvenirs de la série avec Claude Brasseur, que je regardais quand j’étais petit. Et puis, c’est un personnage qui a existé et qui a transformé les méthodes de la police.
Pas trop de pression d’avoir accepté ce rôle après Claude Brasseur ?
Pas vraiment parce que ce Vidocq est très différent. D’abord, il ne se passe plus à la même époque. Et puis, je préfère partir sur l’imaginaire que j’ai sur ce personnage plutôt que sur ce qui a déjà été fait. Ce qui me met le plus la pression, c’est que j’adore ce pilote et que j’ai très envie qu’il plaise à tous pour décrocher la série. Des comme ça, il n’y en a pas aujourd’hui.
À ce point-là ?
Il y a quand même un sacré cocktail dans Vidocq. Pour commencer, il y a un fond d’histoire d’amour très fort puis-
qu’il tombe tout de même amoureux d’une bonne sœur. Sans compter le héros
qu’il représente… Il n’est vraiment pas banal, c’est tout de même un as de la transformation.
Que pensez-vous de cette police composée d’anciens criminels ?
Vidocq a obtenu beaucoup plus de résultats que la police traditionnelle.
Il ne faut pas oublier qu’il est un ancien voyou et qu’il est devenu un honnête homme en créant cette police. C’est de cette façon que je l’ai joué… même si certains le considèrent toujours comme un voyou.
Ce personnage est très différent des rôles que vous acceptez d’habitude…
C’est vrai que je n’avais pas encore joué un personnage aussi flamboyant à la française. Disons que j’avais l’impression de jouer dans un western, d’autant que j’ai dû apprendre à monter à cheval pour ce rôle.
Martine Touhet
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