Sur les circuits de Formule 1, on le surnommait le « Professeur ». Sa vie, il l’a menée à 300 km/h : le quadruple champion du monde se livre comme jamais devant les caméras de France 5.
Alain Prost réserve son lot de surprises tout au long de ce document de la collection Empreintes, à commencer par celle de nous faire oublier qu’il fut un pilote hors norme, et que, bien loin de la mécanique et de son palmarès, ce sont les rapports humains qui ont souvent dicté sa conduite. À fond la caisse, il aborde tous les virages de sa vie : sa passion pour le football, dont il voulait faire son métier, ses débuts au volant, ses victoires… mais aussi le père et l’homme d’affaires qu’il est devenu. Sans tout dévoiler, sachez seulement qu’Alain Prost avoue : « Je n’ai jamais été un fan de la vitesse… » De sa rivalité avec le Brésilien Ayrton Senna, il confie : « Chez McLaren, il y avait deux coqs dans le poulailler (…) Chez lui, on sentait la volonté d’être le meilleur, de devenir champion du monde, mais il avait un “truc” pour moi, il fallait qu’il me brise (…) Quand il a dit en direct d’une course, après ma retraite : “Alain, tu me manques…”, j’avais les larmes aux yeux (…) Ayrton et moi, on a écrit une page de l’histoire de la Formule 1 ensemble. Même aujourd’hui, on ne parle pas de Prost sans Senna ou de Senna sans Prost. C’est pour cela qu’il y a une certaine nostalgie de cette période. » En revanche, Alain Prost se montre plus pudique quant à sa vie privée, surtout sur son rôle de papa. S’il n’évoque pas ses cadets, Sacha et Victoria, il reconnaît : « Nicolas a eu un parcours incroyable : il a fait du ski, du golf, et maintenant, il court. En tant que père, le voir sur un circuit, c’est presque épouvantable. » Chez les Prost, aurait-on, malgré tout, la vitesse dans le sang ?
Alain Val
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