Quand les douches répétées et les déodorants ne suffisent plus pour lutter contre une sudation anormalement exagérée, les médecins disposent de techniques efficaces.
Transpirer est un phénomène naturel qui permet à notre corps de maintenir une température constante et d’évacuer les toxines. Mais quand les glandes sudoripares s’emballent, que l’on a les mains moites et les aisselles trempées en permanence, la transpiration peut devenir un véritable handicap. N’hésitez pas à parler à votre médecin traitant de cette hyperhidrose. Ce dernier vous orientera vers le traitement le mieux adapté à vos besoins.
L’ionophorèse, pour les pieds et les mains
À condition de se rendre à intervalles réguliers chez son dermatologue, cette technique donne de bons résultats. Après avoir immergé vos pieds ou vos mains dans un bac rempli d’eau, le médecin y fait circuler un courant de faible intensité qui va provoquer une insensibilité transitoire des glandes sudoripares aux stimuli provoquant la sécrétion de sueur. Ce n’est pas douloureux mais une rougeur, des fourmillements ou une sensation de chaleur peuvent se manifester au niveau de la zone traitée. C’est déconseillé si vous êtes enceinte, si vous portez un stérilet ou un pace-maker. Prévoyez de 2 à 5 séances par semaine jusqu’à l’obtention d’un résultat qu’il vous faudra entretenir avec 2 à 4 séances par mois. Les séances (10 à 20 €) sont prises en charge par la sécurité sociale.
La toxine botulique, pour les aisselles
En paralysant les glandes sudoripares, la toxine botulique, plus connue sous le nom de Botox®, va permettre de bloquer la secrétion de sueur. Avant d’en injecter une toute petite quantité, le médecin applique une substance iodée et de l’amidon afin de faire apparaître les zones transpirant le plus. Il applique ensuite une crème anesthésiante pour insensibiliser le derme. Il faut renouveler le traitement tous les six mois. Les séances sont d’environ 600 € et ne sont remboursées que lorsqu’elles sont pratiquées à l’hôpital, pour traiter une transpiration excessive médicalement avérée.
L’intervention chirurgicale en dernier recours
L’opération consiste à retirer une large portion de peau contenant les glandes sudoripares. Elle laisse une grande cicatrice en Z mais, vu son emplacement, cette dernière n’est pas très gênante. Les hyperhydroses localisées au niveau de la paume des mains sont, elles aussi, traitées : en ligaturant et sectionnant certaines racines nerveuses. Les résultats sont permanents mais il peut y avoir des complications et des effets secondaires. L’assurance maladie rembourse sur la base de 290 € et ne prend pas en compte les dépassements d’honoraires éventuels.
Coline Aubin