Du jardin ouvrier aux jardins collectifs ou même sur les balcons et terrasses, tout est bon pour produire ses propres fruits et légumes et retrouver avec délice les saveurs d’autrefois.
Pour jardiner bio, il suffit de travailler tout simplement avec la nature et non contre elle. En premier lieu, il faut bien connaître son jardin, la qualité des sols, choisir les bons emplacements pour les plantations (exposition, luminosité) et ne pas se transformer en Rambo exterminateur d’insectes. Car il n’existe pas réellement d’insectes ou d’animaux nuisibles. Un jardin sans insectes, c’est aussi, souvent, un jardin sans oiseaux. Laissez quelques coins en friche, les orties attireront les papillons, et les buissons, les petits mammifères omnivores.
Combattre insectes et parasites avec les armes de la nature
Certains habitants des jardins sont utiles pour la reproduction des plantes, tels les abeilles et les papillons. Quant aux larves de coccinelles, elles sont de véritables prédatrices de pucerons. Les hérissons sont de fins dégustateurs de limaces et de chenilles. Les oiseaux, merles et mésanges, se nourrissent de pucerons et de chenilles ; évidemment, il faudra consentir à partager quelques cerises avec eux ou bien protéger les cerisiers en accrochant dans les branches vos vieux CD rayés ou des boules de Noël argentées. Ne pas oublier les épouvantails, ces curieux personnages plantés au milieu du potager, les bras en croix et coiffé d’un chapeau qui nous terrorisaient à la nuit tombée.
Jardiner bio, c’est aussi jardiner économique
L’eau est précieuse, il ne faut pas la gaspiller. Pour la récupérer, il est nécessaire d’installer des dérivations sur les descentes de gouttière en direction de citernes. On peut surtout fabriquer son propre compost (30% des déchets ménagers sont compostables) et nourrir ainsi la terre selon ses propres besoins, tout en évitant les engrais chimiques ; il faudra alors accepter que certains fruits soient de moins belle apparence. On peut améliorer le sol en utilisant les paillis, la cendre de bois, les coquilles d’huîtres ou d’œufs, ou certaines algues marines et pratiquer la rotation des cultures pour éviter que la terre ne s’appauvrisse. Pour résumer, ce mode de jardinage doit avant tout respecter l’équilibre naturel de l’écosystème et faire appel à notre vieux bon sens paysan puisque, à deux ou trois générations près, la plupart des citadins sont issus du milieu rural.
Par Evelyne Le roy
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