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Mon enfant bégaie

Comment l'aider ?

Créé le 21.10.10
Mon enfant bégaie

Beaucoup de petits se bagarrent avec les syllabes et ça n’a rien de grave. Mais si l’on veut éviter que cette difficulté passagère ne se transforme en véritable bégaiement, mieux vaut intervenir sans tarder.
 

Le bégaiement est un trouble de la communication. Il n’apparaît jamais lorsque l’enfant parle seul ou quand il chante, mais uniquement en présence d’un interlocuteur. Il sait ce qu’il veut dire mais il n’y parvient pas car les mots se bousculent dans sa bouche. Les causes exactes de ce trouble qui affecterait un enfant sur cent sont encore inconnues mais il semblerait qu’il existe un facteur génétique prédisposant. On a également noté qu’un événement traumatique (deuil, chômage, déménagement, arrivée d’un autre enfant) pouvait précipiter les choses.

Une prévention efficace
Le bégaiement débute entre 2 et 4 ans, plus rarement à l’entrée en CP ou à l’adolescence. Il s’agit surtout à 3 ans d’un bégaiement dit physiologique ou transitoire, dû au fait que l’enfant ne parvient pas encore à faire coïncider sa pensée et sa production de parole. Il s’agit d’un blocage passager de la parole. C’est un cercle vicieux : plus l’enfant se focalise sur ce défaut et plus il se bloque. À ce stade, il n’y a pas de raison de vous affoler. Mais même si ce trouble disparaît souvent de lui-même, il ne faut pourtant pas que vous le laissiez passer. Avant l’âge de 4 ans et demi, le traitement préventif donne presque 100 % de réussite. Ensuite, plus l’enfant vieillit et plus la prise en charge sera longue et fastidieuse.

Une séance chez l’orthophoniste peut suffire
Le rendez-vous avec l’orthophoniste va davantage être un temps de conseil parental qu’une séance de rééducation à proprement parler. Durant une heure et demie, le thérapeute va essayer de déterminer l’origine de ce trouble. Vous ne devez en aucun cas culpabiliser s’il apparaît qu’un manque de temps ou d’attention de votre part a pu y contribuer. Chaque enfant a sa manière de réagir et c’est l’occasion de dialoguer avec votre enfant. Il se peut d’ailleurs qu’aucun élément déclenchant n’apparaisse clairement. L’orthophoniste va vous aider à réagir de façon adaptée : le but n’est pas que l’enfant parle bien mais s’exprime avec confiance et plaisir.

Les bons réflexes au quotidien
Première règle d’or, oubliez les « Calme-toi, répète doucement » qui ne font que renvoyer votre enfant à la production de la parole. Il faut lui faire réaliser qu’on s’attarde sur ce qu’il dit et non sur la façon dont il le dit. Montrez-lui que vous désirez communiquer avec lui, posez-lui des questions, même si elles ne demandent que des réponses simples. Vous pouvez également l’aider à finir ses phrases en lui offrant un moule, c’est-à-dire en proposant les mots que vous pensez qu’il essaye de dire. Il ne s’agit pas de parler à sa place mais de proposer un appui à sa propre parole. Votre enfant sera mis en confiance en voyant que vous le comprenez.

Par Coline Aubin

Le 22 octobre, une journée spéciale d’information
À l’occasion de la 13e journée mondiale du bégaiement qui aura lieu le 22 octobre prochain, l’association Parole-Bégaiement tiendra une permanence téléphonique (0 810 800 470, prix d’un appel local) pour répondre à toutes vos questions et organisera diverses manifestations dans les principales villes de France. Programme complet sur www.begaiement.org.

 

Photo : © Colibri/Fotolia.com

 

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