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Le traitement des varices

Des nouvelles techniques plus douces

Créé le 28.04.10
Le traitement des varices

L'été approche et vous voulez en finir avec ces sensations de jambes lourdes et ces veines fort disgracieuses ? Il n'est pas trop tard pour intervenir. Le point sur les différentes techniques.

Il y a encore peu, les médecins n’avaient pas le choix : pour retirer les veines malades, il fallait pratiquer des petites incisions tout au long de la jambe et les enlever à l’aide d’un petit crochet, d’où son nom, le stripping (arracher). Parce qu’elle est prise en charge par l’assurance-maladie et a largement fait ses preuves, cette intervention demeure très fréquente. Mais les traitements dits endoveineux ont de plus en plus souvent la préférence des médecins et de leurs patients. Plus faciles à vivre, leurs suites opératoires sont bien moins lourdes, il semblerait également qu’ils réduisent le taux de récidive situé, rappelons-le, entre 20 et 30 % pour la chirurgie classique. Explications.

Trois techniques, un même principe
Laser, radiofréquence et mousse sclérosante reposent tous sur le même principe : chauffer la paroi interne de la veine afin de provoquer sa fermeture puis sa disparition totale. Dans le premier cas de figure, après avoir pratiqué une anesthésie locale, le praticien introduit une fibre laser dans la varice, au creux du genou, puis il la remonte jusqu’au pli de l’aine et procède à des tirs laser. La température très élevée (elle avoisine les 1 000 °C) brûle la paroi de la veine qui disparaît progressivement. Seule différence pour la radiofréquence, c’est un courant électrique à haute fréquence (délivré par une sonde elle aussi introduite dans la veine malade) qui va entraîner sa destruction en élevant la température à 85 °C. Dernière possibilité enfin, l’injection de mousse sclérosante à l’aide d’un cathéter que le médecin fait pénétrer à l’intérieur de la varice. Quelle que soit la technique utilisée, l’intervention ne dure pas plus d’une heure, elle se pratique sous anesthésie locale et on peut rentrer chez soi après être resté allongé deux petites heures.

Effets secondaires et contre-indications limités
Contrairement à la chirurgie classique qui nécessitait un arrêt de travail de 15 jours, les traitements endoveineux permettent de reprendre ses activités professionnelles mais aussi sportives très rapidement. À condition, bien sûr, de porter la contention veineuse prescrite par le médecin et de s’y remettre progressivement. Les voyages en voiture et en train sont possibles immédiatement mais il est conseillé de marcher toutes les deux heures. Concernant l’avion, il faudra par contre patienter quinze jours. Mais rien ne vous empêche de partir au soleil dans les semaines qui suivent l’intervention, ce qui était formellement déconseillé par le passé. Simplement devrez-vous prendre soin de bien protéger d’éventuels hématomes et la minuscule incision située dans le creux du genou avec de l’écran total. Seul bémol : ces soins ne sont pour l’instant pas ou très peu pris en charge par la sécurité sociale.

Et les veinotoniques, ça marche ?
Afin de réduire le déficit de l’assurance-maladie, les veinotoniques sont entrés dans la catégorie « Service médical rendu insuffisant ». Mais le fait qu’ils ne sont plus remboursés ne signifie pas qu’ils sont inutiles ! Parallèlement au port de bas de contention, la prise de ces médicaments occupe une place importante dans le traitement de l’insuffisance veineuse. Pour être pleinement bénéfiques, les cures doivent durer entre quinze jours et trois semaines et être renouvelées tout au long de l’été.

Par Coline Aubin

Crédit photo : Udo Kroener - Fotolia.com

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